Les trimestriels supérieurs aux attentes de Facebook témoignent de sa bonne santé opérationnelle. Entre octobre et décembre, le chiffre d'affaires (CA) a augmenté d'un tiers, à 28,1 milliards de dollars (1,6 milliard de dollars de plus que le consensus). La moitié environ du CA provient des Etats-Unis et du Canada et un quart d'Europe, bien que ces marchés combinés ne représentent que 27% de la base d'utilisateurs. Le bénéfice opérationnel (12,8 milliards de dollars) a augmenté de plus de 50% sur le trimestre. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiennement de Facebook (1,845 milliard, contre 1,83 attendu) a bondi de 11% en un an. Le nombre d'utilisateurs diminue pour le deuxième trimestre de suite en Amérique du Nord, mais la hausse du CA par utilis...

Les trimestriels supérieurs aux attentes de Facebook témoignent de sa bonne santé opérationnelle. Entre octobre et décembre, le chiffre d'affaires (CA) a augmenté d'un tiers, à 28,1 milliards de dollars (1,6 milliard de dollars de plus que le consensus). La moitié environ du CA provient des Etats-Unis et du Canada et un quart d'Europe, bien que ces marchés combinés ne représentent que 27% de la base d'utilisateurs. Le bénéfice opérationnel (12,8 milliards de dollars) a augmenté de plus de 50% sur le trimestre. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiennement de Facebook (1,845 milliard, contre 1,83 attendu) a bondi de 11% en un an. Le nombre d'utilisateurs diminue pour le deuxième trimestre de suite en Amérique du Nord, mais la hausse du CA par utilisateur a compensé ce déclin. Le groupe a accueilli en moyenne 2,6 milliards de clients par jour sur l'ensemble de ses plateformes (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp), soit 15% de plus qu'un an plus tôt.Les résultats annuels portent les stigmates du mauvais deuxième trimestre, mais le CA a tout de même augmenté de 21% par rapport à 2019, à 86 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel a progressé de 36%, à 32,7 milliards de dollars (soit une marge de 38%). Pour le premier semestre de 2021, Facebook dispose d'une base de comparaison favorable, mais à partir du second semestre, un ralentissement est attendu, car, déconfinés, les internautes passeront moins de temps en ligne. La principale épine dans le pied du géant des réseaux sociaux est la réglementation. Facebook a en effet été attaqué en justice, en décembre, par la Federal Trade Commission et plusieurs Etats, parce que d'autres services du groupe exploitent les données des utilisateurs de WhatsApp et Instagram. Un démantèlement du groupe (par la scission de Whatsapp et Instagram) est théoriquement possible, mais très peu probable; le scénario le plus vraisemblable est l'amende, ainsi qu'un examen plus strict des futures acquisitions.La tension monte également vis-à-vis d'Apple, avec le déploiement du système d'exploitation iOS 14, dans lequel les utilisateurs doivent explicitement donner leur autorisation à Facebook de collecter des données et les utiliser pour des publicités ciblées - un accord jusqu'ici automatique. De nombreux utilisateurs d'iPhone pourraient refuser, ce qui réduirait l'efficacité des publicités Facebook, mettant les prix sous pression. Facebook disposait de près de 62 milliards de dollars de liquidités à la fin du dernier exercice, pour une dette de 11,2 milliards de dollars. Le groupe a approuvé un budget supplémentaire de 25 milliards de dollars pour l'achat de ses actions, en plus du programme de 34 milliards de dollars en cours (8,6 milliards encore disponibles). Dans les années à venir, la stabilisation, voire la diminution attendue des dépenses d'investissements et opérationnelles par rapport au CA permettra de dégager des flux de trésorerie plus importants et, à terme, d'augmenter la rémunération des actionnaires.Facebook a affiché des résultats impressionnants et sa courbe de croissance demeure attrayante à long terme. Néanmoins, l'action n'a pas franchi de nouveau sommet, car le second semestre s'annonce plus difficile et une rotation sectorielle s'opère au détriment des valeurs de croissance. La pression réglementaire joue également un rôle. Point positif toutefois, le programme de rachat d'actions propres a été étoffé. Facebook se négocie désormais à un niveau conforme au S&P 500, malgré une croissance bien supérieure.Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 259,37 dollarsMarché: NasdaqCode ISIN: US30303M1027Ticker: FB USCapit. boursière: 738 milliards USDC/B 2020: 26C/B attendu 2021: 23Perf. cours sur 12 mois: +56%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: -