Tout comme ses concurrents Apple et Amazon, Facebook a aisément battu le consensus. Son modèle commercial basé sur les recettes publicitaires a bien résisté, le déclin de certains secteurs (automobile, tourisme) ayant été compensé par les jeux, la technologie et le commerce électronique. De plus, la base d'utilisateurs a continué de croître et les tarifs ont pu être maintenus - la recette idéale pour des trimestriels réjouissants. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiennement a augmenté de 12% en un an, à près de 1,79 milliard (1,74 milliard attendu). Toutes plateformes confondues (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp), le nombre d'utilisateurs atteint 3,14 milliards (+14% en un an).
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Tout comme ses concurrents Apple et Amazon, Facebook a aisément battu le consensus. Son modèle commercial basé sur les recettes publicitaires a bien résisté, le déclin de certains secteurs (automobile, tourisme) ayant été compensé par les jeux, la technologie et le commerce électronique. De plus, la base d'utilisateurs a continué de croître et les tarifs ont pu être maintenus - la recette idéale pour des trimestriels réjouissants. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiennement a augmenté de 12% en un an, à près de 1,79 milliard (1,74 milliard attendu). Toutes plateformes confondues (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp), le nombre d'utilisateurs atteint 3,14 milliards (+14% en un an).Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a gagné 10,7%, à 18,69 milliards de dollars (17,4 milliards attendus), dont 18,32 milliards de recettes publicitaires. L'Amérique du Nord, qui affiche le plus haut CA par utilisateur, représente la moitié des ventes du groupe, l'Europe un quart. La marge opérationnelle atteint 32%, contre 33% au 1er trimestre. Au vu de l'amende de deux milliards de dollars versée sur la même période de 2019, les bénéfices sont difficilement comparables. Le bénéfice net ressort à 5,18 milliards de dollars, soit 1,8 dollar par action (consensus: 1,4 dollar).Facebook vise également une croissance de 10% des recettes publicitaires pour le trimestre en cours. Les prévisions du groupe ont toujours été plutôt prudentes, mais une inconnue pèse: en juillet, un certain nombre de grands annonceurs s'insurgeant contre la désinformation et les messages de haine diffusés sur la plateforme ont boycotté Facebook. Le réseau social compte plus de sept millions d'annonceurs dans le monde, dont la majorité sont des PME qui utilisent la plateforme comme seul support publicitaire. L'incidence du boycott, fortement médiatisé, pourrait donc être limitée, surtout s'il est temporaire.Facebook suit aussi avec attention la saga autour de TikTok. Craignant un espionnage chinois, le président américain exige que le propriétaire chinois ByteDance vende les activités américaines de l'application à une société américaine. Microsoft semble être le mieux placé pour reprendre cette activité, mais Oracle et Twitter sont également en lice. Facebook, toujours dans le viseur des autorités de la concurrence depuis le rachat d'Instagram et de WhatsApp, ne peut faire d'offre; Alphabet est exclu pour les mêmes raisons. Facebook a entre-temps lancé Instagram Reels, un service de brefs messages vidéo qui entend concurrencer TikTok. Le groupe de Mark Zuckerberg avait réduit le budget de ses investissements de 3 milliards de dollars, à 14-16 milliards de dollars pour 2020. La construction de nouveaux centres de données ayant repris plus vite que prévu, le haut de la fourchette devrait être atteint. Le groupe a clos le premier trimestre avec 58,2 milliards de dollars de liquidités et une dette de 11 milliards de dollars. Le 7 juillet, Facebook a déboursé 5,8 milliards de dollars pour une participation dans le holding internet indien Jio Platforms Ltd, dans lequel Alphabet avait aussi investi.Facebook est l'un des grands gagnants de la crise du coronavirus. Le groupe voit son titre atteindre de nouveaux sommets, malgré les nombreuses incertitudes. Lequel est très cher tant par rapport au marché (onéreux en soi) que par rapport à sa propre moyenne historique. A court terme, la fête peut encore durer grâce aux rachats d'actions, mais une valorisation plus tendue ne saurait se justifier fondamentalement par la croissance. Conseil: vendreRisque: moyenRating: 3BCours: 280,82 dollarsMarché: NasdaqCode ISIN: US30303M1027Ticker: FB USCapit. boursière: 800 milliards USDC/B 2019: 35C/B attendu 2020: 28Perf. cours sur 12 mois: +56%Perf. cours depuis le 01/01: +37%Rendement du dividende: -