Les bons résultats du premier trimestre avaient soulagé le marché et entraîné un net redressement de l'action. Nous écrivions alors qu'il valait mieux modérer sa joie, cependant, car il était trop tôt pour estimer l'incidence réelle, sur les chiffres du groupe, de l'utilisation illicite par Cambridge Analytica des données personnelles d'utilisateurs de Facebook. Avant que ne soit publié le rapport relatif au deuxième trimestre, l'action avait atteint, fin juillet, le cours le plus élevé de son histoire. La capitalisation boursière de Facebook s'élevait à 630 milliards de dollars; elle avait gagné près de 25% depuis le début de l'année. Mais, sur la période avril-juin, comme le démontre le rapport trimestriel, Facebook n'a pas atteint son objec...