Péché d'orgueil. C'est le reproche le plus utilisé par les actionnaires mécontents d'Exmar qui nous écrivent ou nous appellent, et il vise principalement le directeur (CEO) du groupe, Nicolas Saverys.
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Péché d'orgueil. C'est le reproche le plus utilisé par les actionnaires mécontents d'Exmar qui nous écrivent ou nous appellent, et il vise principalement le directeur (CEO) du groupe, Nicolas Saverys. En 2016, l'action avait déjà plongé un peu plus bas (3,90 euros) qu'aujourd'hui. L'an dernier aussi, l'armateur de méthaniers était très endetté et ne parvenait pas à trouver d'acheteur/de locataire pour sa plateforme de production flottante Opti-Ex. L'action a encore perdu la moitié de sa valeur au premier semestre de cette année, retombant de 8 à 4 euros, parce qu'Exmar est à nouveau confronté à des charges financières élevées alors que la surcapacité pèse sur les coûts du GNL et du GPL, que sa figure de proue, le Caribbean FLNG (prix : 300 millions de dollars ; capable de liquéfier le gaz naturel à bord), ne trouve pas preneur, que sa plateforme FSRU (prix : 167 millions de dollars ; capable de transformer le GNL en gaz naturel), presque terminée, n'a encore ni acheteur, ni locataire, et que sa transaction avec le groupe néerlandais Vopak pour l'acquisition de plusieurs méthaniers a capoté. Le problème est que le groupe doit rembourser un prêt d'un milliard de couronnes norvégiennes (150 millions d'euros) pour juillet et qu'il n'a pu émettre de nouvelle obligation parce que les investisseurs exigeaient des " taux usuraires " de 10 à 11%. Oui, la solvabilité d'Exmar s'est nettement dégradée ces derniers mois après de nombreux deals avortés. Exmar tente à présent de sauver les meubles en proposant de prolonger de deux ans l'obligation existante, de la convertir en dollars américains, de ne pas rembourser le prêt à 100%, mais à 105%, et d'assortir l'obligation prolongée d'un taux de 8,5% - ce qui porterait le rendement effectif à proximité de 11%. Les détenteurs des obligations devront approuver dans les prochains jours cette " prolongation " du prêt et ses nouvelles modalités. La patience des actionnaires est mise à rude épreuve depuis belle lurette et de bonnes nouvelles seraient les bienvenues. Cela fait plusieurs mois que nous assortissons Exmar d'une note "vendre" (3C) pour cause de risques trop élevés. Nous maintiendrons cette note au moins jusqu'à ce que quelques transactions soient conclues et finalisées. Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapitalisation boursière : 238 millions EURC/b 2016 : 7C/b attendu 2017 : -Performance du cours sur 12 mois : -40 %Performancedu cours depuis le début de l'année : -48 %Rendement du dividende : -