Le groupe belge, qui occupe une position unique dans le secteur du commentaire sportif en direct, a son propre cycle, qui suit les grands événements sportifs. La Coupe d'Europe et les Jeux Olympiques d'été à Rio de Janeiro sont deux de ces événements majeurs. Lors de ces méga-événements, EVS peut louer beaucoup de matériel supplémentaire. On espérait dès lors que le groupe réaliserait d'excellents résultats. Cela dit, on note déjà une amélioration depuis l'été dernier. Car l'entreprise liégeoise avait connu un exercice 2014 médiocre, malgré les Jeux Olympiques russes et la Coupe du Monde de Football au Brésil. L'an dernier, le c...

Le groupe belge, qui occupe une position unique dans le secteur du commentaire sportif en direct, a son propre cycle, qui suit les grands événements sportifs. La Coupe d'Europe et les Jeux Olympiques d'été à Rio de Janeiro sont deux de ces événements majeurs. Lors de ces méga-événements, EVS peut louer beaucoup de matériel supplémentaire. On espérait dès lors que le groupe réaliserait d'excellents résultats. Cela dit, on note déjà une amélioration depuis l'été dernier. Car l'entreprise liégeoise avait connu un exercice 2014 médiocre, malgré les Jeux Olympiques russes et la Coupe du Monde de Football au Brésil. L'an dernier, le chiffre d'affaires a reculé de 9,8% à 118,5millions EUR (-6,2% sans les revenus locatifs complémentaires en 2014 et les effets de change) en raison surtout d'un (très) faible premier semestre. Au quatrième trimestre cependant, le chiffre d'affaires s'est accru de pas moins de 40,4% (de 30,5 à 42,9millions EUR) par rapport à la même période en 2014. Compte tenu des investissements continus dans la technologie, le bénéfice opérationnel (EBIT) a reculé de 46,1 à 32,6millions EUR, soit une érosion de la marge d'EBIT de 35,1 à 27,6%. Mais sur les trois derniers mois, l'EBIT a doublé de 8,9 à 18millions EUR, et la marge d'EBIT est élevée, à 42,1%. Ce détail est important pour comprendre la hausse spectaculaire des résultats au premier semestre de 2016. Le premier semestre de 2015 fut exceptionnel, même sans événement sportif d'ampleur. Et sur les six premiers mois de 2016, le chiffre d'affaires s'est accru de 40,5% (de 47,4 à 66,6millions EUR). L'EBIT, à 17,4millions EUR au deuxième trimestre, est nettement supérieur aux prévisions des analystes de 14millions EUR. Ce qui porte l'EBIT du premier semestre à 24,9millions EUR, contre seulement 7,4 millions EUR au cours de la période comprise entre janvier et juin 2015 (la marge d'EBIT est passée de 15,6 à 37,4% au premier semestre). La CEO Muriel De Lathouwer a pu reconfirmer que le carnet de commandes restait très bien garni. Au 24août, il totalisait 41,4millions EUR. Ce chiffre comprend cependant 8,3millions EUR de contrats de location pour de grands événements sportifs. Cela représente une augmentation de 12,5% par rapport au même moment un an plus tôt et +1,2% en comparaison avec l'année "sportive" 2014. Pour 2017 et au-delà, les commandes totalisent déjà 16,9millions EUR. Le groupe table désormais sur un chiffre d'affaires 2016 compris entre 128 et 138millions EUR, dont quelque 12millions EUR proviennent de la location pour de grands événements sportifs. Sur la base des meilleures perspectives pour cette année, nous anticipons une hausse du dividende à au moins 1,5EUR brut par action pour l'exercice 2016. ConclusionIl est de plus en plus évident qu'EVS est à nouveau dans un cycle haussier. Qui plus est, l'action, à moins de 10fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA) 2016, affiche toujours une valorisation intéressante. D'où le maintien de notre conseil positif. Nous prévoyons par ailleurs que l'action surperformera le marché à l'avenir. Elle reste en Sélection.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B