La Coupe du monde de football a commencé et aujourd'hui (mardi 17/06), nos Diables Rouges jouent leur première partie au Brésil. Dès lors, il semble étrange, à première vue, que le cours d'EVS Broadcast Equipment ne se trouve pas seulement au cours le plus bas des douze derniers mois, mais aussi proche du plancher des trois dernières années. EVS a un profil spécifique : elle enregistre des records de chiffre d'affaires(CA) lors des grands événements sportifs, comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du monde de football. Lors de ces méga-événements, EVS peut en effet louer beaucoup de matériel supplémentaire. Pourtant, l'entreprise liégeoise ne parvient absolument pas à concrétiser les prévisions d'un solide ...

La Coupe du monde de football a commencé et aujourd'hui (mardi 17/06), nos Diables Rouges jouent leur première partie au Brésil. Dès lors, il semble étrange, à première vue, que le cours d'EVS Broadcast Equipment ne se trouve pas seulement au cours le plus bas des douze derniers mois, mais aussi proche du plancher des trois dernières années. EVS a un profil spécifique : elle enregistre des records de chiffre d'affaires(CA) lors des grands événements sportifs, comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du monde de football. Lors de ces méga-événements, EVS peut en effet louer beaucoup de matériel supplémentaire. Pourtant, l'entreprise liégeoise ne parvient absolument pas à concrétiser les prévisions d'un solide 2014. Le CA a reculé de 10,6%, à 29,3 millions EUR sur les trois premiers mois et ce, malgré les 2,5 millions EUR de revenus locatifs liés aux Jeux Olympiques d'Hiver en Russie. Le CA demeure dès lors de 3 millions EUR inférieur au consensus. Par ailleurs, compte tenu des investissements lourds en technologie, la marge de bénéfice opérationnel (marge d'EBIT) a faibli plus que prévu, de 44,2% au premier trimestre de l'an dernier à 34,1% (consensus à 37,9%), de sorte que l'EBIT a faibli de 14,5 à 10 millions EUR (consensus 12,2 EUR ou 2,2 millions EUR sous les prévisions). EVS occupe une position unique dans le secteur du commentaire sportif en direct. Sa position de marché enviable lui permet de réaliser des marges bénéficiaires très élevées. L'inconvénient est que ce marché n'est pas énorme (environ 350 millions EUR), que sa part de marché ne pourra jamais plus connaître d'augmentation spectaculaire. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle EVS tente depuis quelque temps (mais plus encore récemment) de grappiller des parts de marché dans le segment de l'Entertainment, News & Media (ENM). Ce marché est quatre fois plus grand (1,3 milliard EUR), mais pour l'instant, EVS n'est parvenu à s'en approprier qu'une poignée de pour cent. Sur les trois premiers mois, EVS a pu enregistrer une croissance de 50% dans ce segment (de 5,2 à 7,8 millions EUR), mais cette évolution a été plus que compensée par le repli du CA du 'Sport' (de 27,6 à 19 millions EUR). L'an dernier, le CA s'est replié de 137,9 à 129,1 millions EUR (-6,4%). Le bénéfice opérationnel (EBIT) de 48,4 millions EUR est de 20,9% inférieur à celui de 2012, ce qui suggère aussi une contraction de la marge d'EBIT de 44,4% à 37,5%. Le bénéfice net s'est tassé de 41,7 à 34 millions EUR (ou de 3,10 à 2,52 EUR par action; -18,7%). En juin, un dividende final de 1 EUR sera versé, portant le total à 2,16 EUR brut pour 2013. Pour 2014 et grâce à des revenus locatifs supplémentaires liés à la Coupe du monde au Brésil, le CA devrait progresser cette année d'un peu moins de 10% par rapport à l'an dernier, ou environ 140 millions EUR. Compte tenu des efforts d'investissement supplémentaires, qui donneront lieu à une augmentation des frais opérationnels de 10 à 15% cette année, le bénéfice et le dividende seront tout de même proches de ceux de l'an dernier : environ 2,5 EUR de bénéfice et 2,16 EUR de dividende.ConclusionLe cours est dans un creux et pourtant, EVS est toujours une société très rentable, avec une position de marché unique grâce à une technologie supérieure En raison de la correction sensible de cours, la valorisation s'est adaptée (16 fois le bénéfice attendu pour 2014). Compte tenu notamment du rendement de dividende attendu de 5% brut, nous maintenons notre conseil positif et réintégrons la valeur en Sélection.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B