Grâce à un sprint final au 4etrimestre, EVS Broadcast Equipment est parvenu à boucler une très honorable année 2013. L'entreprise liégeoise enregistre des records de chiffre d'affaires (CA) lors des grands événements sportifs, comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde de football. Lors de ces grands événements, EVS peut en effet louer beaucoup de matériel supplémentaire. EVS occupe une position unique dans le secteur du commentaire sportif en direct. La plateforme XT3 est le pilier de son activité : c'est la plus rapide, la plus fiable et la plus utilisée pour les productions live. Sa position de marché enviable lui permet de réaliser des marges bénéficiaires très élevées. L'inconvénient est que ce marc...

Grâce à un sprint final au 4etrimestre, EVS Broadcast Equipment est parvenu à boucler une très honorable année 2013. L'entreprise liégeoise enregistre des records de chiffre d'affaires (CA) lors des grands événements sportifs, comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde de football. Lors de ces grands événements, EVS peut en effet louer beaucoup de matériel supplémentaire. EVS occupe une position unique dans le secteur du commentaire sportif en direct. La plateforme XT3 est le pilier de son activité : c'est la plus rapide, la plus fiable et la plus utilisée pour les productions live. Sa position de marché enviable lui permet de réaliser des marges bénéficiaires très élevées. L'inconvénient est que ce marché n'est pas énorme (environ 350 millions EUR), que sa part de marché ne pourra jamais plus connaître d'augmentation spectaculaire et que ce segment connaîtra une croissance de seulement 2 à 3% par an d'ici à 2016 (Jeux Olympiques de Rio). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle EVS tente depuis quelque temps (mais plus encore récemment) de grappiller des parts de marché dans le segment de l'Entertainment, News & Media (ENM). Ce marché est quatre fois plus grand (1,3 milliard EUR), mais pour l'instant, EVS n'est parvenu à s'en approprier qu'une poignée de pour cent. Dans ce segment, EVS a naturellement encore de la marge pour élargir ses parts de marché et croître. C'est ce qui ressort d'ailleurs également des résultats publiés au terme du 4etrimestre. La performance des trois derniers mois de l'année est attribuable aux efforts consentis dans le segment ENM : 43,6% du CA du 4e trimestre proviennent de cette division, ce qui est exceptionnellement élevé. Comme prévu, 2013 s'est clôturé sur un CA inférieur et un bénéfice nettement plus faible. Comme 2013 est une année impaire, c'est une année sans grand événement sportif. L'an dernier, le CA a reflué de 137,9 à 129,1 millions EUR (-6,4%). Après 9 mois, le compteur du CA affichait cependant -19,4%, et si l'on considère des taux de change constants et l'on extrait et les frais de location pour les grands événements sportifs de 2012, on peut affirmer que la croissance du CA ressort à 1,3%. Pour avoir plus de chances de réussir dans le segment ENM, EVS consent d'importants investissements en technologie, qui pèsent sur la rentabilité du groupe. Le bénéfice opérationnel (EBIT) de 48,4 millions EUR est dès lors inférieur de 20,9% à celui de 2012, ce qui suppose également un tassement de la marge d'EBIT de 44,4% à 37,5%. Le bénéfice net a quant à lui plongé de 41,7 à 34,0 millions EUR (ou de 3,10 à 2,52 EUR par action; -18,7%). Ces investissements visant à conserver leur supériorité technologique et à obtenir une plus grande part de marché dans le segment ENM pèseront encore sur la rentabilité cette année. La société prévoit que les frais opérationnels augmenteront cette année de 10 à 15%. EVS a également derrière lui une longue tradition de versement de dividendes. Pour l'exercice 2013, il n'a rien précisé à ce sujet, mais gageons que ce dividende sera très proche du bénéfice net par action. ConclusionEVS est toujours une société très rentable, avec une position de marché unique grâce à une technologie supérieure. Un nouveau CA record et un bénéfice compris entre 2,5 et 3 EUR par action devraient être possibles. L'action peut donc se permettre la prime qu'elle affiche (15,5 fois le bénéfice escompté pour 2014; rapport valeur d'entreprise/EBITDA de 9,5), grâce notamment à un rendement de dividende attendu de plus de 5% bruts. Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A