Son chiffre d'affaires s'était déjà limité à 24,5 millions d'euros au premier trimestre, et n'est pas allé beaucoup plus haut au deuxième trimestre, à 28,3 millions d'euros, soit 28,9% de moins que les 39,8 millions d'euros enregistrés à la même période en 2016, certes durant les Jeux Olympiques d'été à Rio. Lors de méga-événements tels les JO, la Coupe d'Europe ou mondiale de football, EVS peut louer beaucoup plus de matériel. En 2016, ces locations se sont adjugé 12,1 millions d'euros du chiffre d'affaires annuel de 130,8 millions d'euros.
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Son chiffre d'affaires s'était déjà limité à 24,5 millions d'euros au premier trimestre, et n'est pas allé beaucoup plus haut au deuxième trimestre, à 28,3 millions d'euros, soit 28,9% de moins que les 39,8 millions d'euros enregistrés à la même période en 2016, certes durant les Jeux Olympiques d'été à Rio. Lors de méga-événements tels les JO, la Coupe d'Europe ou mondiale de football, EVS peut louer beaucoup plus de matériel. En 2016, ces locations se sont adjugé 12,1 millions d'euros du chiffre d'affaires annuel de 130,8 millions d'euros. En l'absence de nouveaux investissements importants par les grandes sociétés de médias, leur chiffre d'affaires n'augmentait plus de manière organique depuis cinq ans. À cet égard, on note une certaine amélioration. Compte tenu des marges généreuses que l'entreprise dégage du fait de sa position de marché solide, une hausse ou une baisse du chiffre d'affaires a une répercussion sensible sur l'évolution du bénéfice. Observons le premier semestre. La baisse de 20,8% du chiffre d'affaires, à 52,8 millions d'euros, s'est traduite par un recul de 48,5% du bénéfice opérationnel ou EBIT, de 24,9 à 12,8 millions d'euros. Ou un plongeon de la marge d'EBIT de 37,4 à 24,3%. C'est inférieur aux prévisions moyennes des analystes. L'an dernier, le groupe affichait sur cette période une hausse de son EBIT de 32,6 à 46,2 millions d'euros, soit une augmentation de 41 % ou une amélioration de la marge d'EBIT de 27,6 à 35,3%. L'évolution du résultat net est en ligne avec le bénéfice opérationnel. On note une baisse de 17,5 à 9,1 millions d'euros, soit un repli de 47,9%. Le bénéfice par action s'est quant à lui replié de 1,29 à 0,67 euro. Le CEO Muriel De Lathouwer n'a pas pu annoncer de chiffres réconfortants concernant le carnet de commandes. Au 25 août, les commandes reçues pour l'année 2017 totalisaient 37,4 millions d'euros. C'est globalement un statu quo par rapport à trois et six mois plus tôt. Cependant, EVS a déjà reçu pour 22,4 millions d'euros de commandes à facturer en 2018 - qui sera marquée par la Coupe du Monde de football en Russie -, qui incluent 9 millions d'euros de location de matériel. Ce qui porte pour l'heure le carnet de commandes total à 59,8 millions d'euros. Après un premier semestre qui n'a rien d'extraordinaire et une hausse timide des commandes à facturer cette année, la direction a dû revoir à la baisse ses perspectives de chiffre d'affaires annuel à un chiffre compris entre 115 et 125 millions d'euros. On ignore si EVS versera comme en novembre dernier un dividende intérimaire de 0,60 euro par action. EVS investit en recherche et développement, et la baisse du chiffre d'affaires pèse toujours sur le bénéfice. Nous maintenons cependant notre conseil positif sur la base des meilleures perspectives pour 2018 (valeur d'entreprise/cash-flow opérationnel de 8), qui ramèneront vers le bas la valorisation actuelle (10,5 fois le rapport attendu cette année entre l'EV et l'EBITDA).Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 430 millions EURC/B 2016 : 14,5C/B attendu 2017 : 17Perf. cours sur 12 mois : -4 %Perf. cours depuis le 01/01 : -5 %Rendement du dividende : 4,1 %