Lors de la communication des résultats semestriels d'EVS, Serge Van Herck, son CEO depuis début 2020, a relevé les prévisions de ventes pour l'ensemble de l'exercice, à 115-125 millions d'euros, contre 88,1 millions d'euros (un chiffre particulièrement faible) en 2020. La hausse par rapport aux estimations antérieures (110-120 millions d'euros) ne représente toutefois "que" 5 millions d'euros: la direction fait donc preuve d'une prudence remarquable, alors que les semestriels ont largement dépassé le consensus et que les commandes engrangées au cours du deuxième trimestre laissaient espérer des projections plus optimistes.
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Lors de la communication des résultats semestriels d'EVS, Serge Van Herck, son CEO depuis début 2020, a relevé les prévisions de ventes pour l'ensemble de l'exercice, à 115-125 millions d'euros, contre 88,1 millions d'euros (un chiffre particulièrement faible) en 2020. La hausse par rapport aux estimations antérieures (110-120 millions d'euros) ne représente toutefois "que" 5 millions d'euros: la direction fait donc preuve d'une prudence remarquable, alors que les semestriels ont largement dépassé le consensus et que les commandes engrangées au cours du deuxième trimestre laissaient espérer des projections plus optimistes. La conjoncture est particulièrement favorable pour le groupe spécialisé dans les diffusions en direct d'événements sportifs. Il avait été très affecté par la pandémie en 2020, puisque deux grands événements sportifs, la Coupe d'Europe de football en juin et les Jeux olympiques de Tokyo en juillet-août, avaient été reportés à l'été 2021. Avec, en outre, la suppression de la quasi-totalité des rencontres sportives dès le printemps 2020, le carnet de commandes d'EVS s'était réduit comme peau de chagrin. Un redressement spectaculaire s'est toutefois opéré au premier semestre: le chiffre d'affaires (CA) a bondi de 56,1%, de 39,6 à 61,8 millions d'euros. Si l'on en exclut le surcroît de revenus issus de la location de matériel pour couvrir en direct les grands événements sportifs, la hausse atteint 49%. Les deux événements différés ont rapporté 13,2 millions d'euros supplémentaires pour l'exercice. EVS signe en tout cas son meilleur premier semestre depuis cinq ans. Le CA dépasse de 7% le consensus. Le CEO entend bien remettre l'entreprise wallonne sur la voie de la croissance; à cette fin, il a racheté une entreprise néerlandaise proposant une gamme complémentaire dans la couverture d'événements en direct, Axon, qui a contribué au CA de 2020 à hauteur de 7,9 millions d'euros, mais reste déficitaire (la consolidation a amputé de 1,6 million d'euros le bénéfice de 2020). La discipline mise en oeuvre ces dernières années en matière de coûts a dû quelque peu être relâchée, et les coûts opérationnels ont augmenté de près de 15%. Le bénéfice d'exploitation (Ebit) a bondi de près de 368% (de 3,3 à 15,6 millions d'euros) et dépasse aussi franchement le consensus (11,9 millions d'euros). La marge d'Ebit s'est par conséquent aussi fortement redressée (de 8,3 à 24,9%). Le résultat net a explosé, passant de 3,3 à 15,4 millions d'euros (+379%), soit une envolée de 0,24 à 1,16 euro par action. Les niveaux d'avant-crise sont donc atteints, sinon dépassés. L'évolution du carnet de commandes est toujours suivie avec attention; sur ce front aussi, les nouvelles sont (très) bonnes. Fin, juin, les commandes enregistrées représentaient 67,8 millions d'euros, contre 45,8 millions d'euros 12 mois auparavant et 54,2 millions d'euros fin 2020. Pour 2022, le groupe a déjà enregistré 31 millions d'euros de commandes, dont 8 millions de revenus additionnels pour la location de matériel lors de grandes rencontres sportives. Deux grandes manifestations sont en effet prévues l'année prochaine: la Coupe du Monde de football au Qatar et les Jeux olympiques d'hiver en Chine. Après ces bons semestriels, la direction a décidé de reprendre le versement de dividendes (1 euro brut par action pour l'exercice 2021). EVS possède des technologies de pointe et se distingue par son excellente santé financière. Elle profite actuellement des nombreux événements sportifs d'envergure prévus en 2021 et 2022. La décision de l'entreprise de reprendre le versement de dividendes n'est donc que logique. Avec une valeur d'entreprise correspondant à 8,5 fois l'Ebitda et à 12,5 fois le bénéfice attendus cette année, la valorisation de l'action est en outre très raisonnable.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 20,20 eurosTicker: EVS BBCode ISIN: BE0003820371Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 289,4 millions EURC/B 2020: 14C/B attendu 2021: 12,5Perf. cours sur 12 mois: +30%Perf. cours depuis le 01/01: +22%Rendement du dividende: 4,9%