L'entreprise spécialisée dans la diffusion d'émissions (sportives) en direct a démontré l'an passé tout son potentiel de croissance. Son chiffre d'affaires (CA) prévisionnel a été revu à trois reprises; au terme du 3e relèvement, annoncé dans la déclaration intermédiaire relative au 3e trimestre, le montant initialement annoncé de 110-120 millions d'euros s'est mué en 135 millions d'euros au moins. Le moment était donc venu, pour cet acteur occupant une position unique dans le monde de la technologie vidéo en direct, de retrouver le devant de la scène. Dont acte, puisqu'il a achevé l'exercice sur un CA de 137,6 millions d'euros. C'est plus que 135 millions d'euros, mais aussi 20% de plus que le pronostic initial et surtout, 56% de mieux que les 88...

L'entreprise spécialisée dans la diffusion d'émissions (sportives) en direct a démontré l'an passé tout son potentiel de croissance. Son chiffre d'affaires (CA) prévisionnel a été revu à trois reprises; au terme du 3e relèvement, annoncé dans la déclaration intermédiaire relative au 3e trimestre, le montant initialement annoncé de 110-120 millions d'euros s'est mué en 135 millions d'euros au moins. Le moment était donc venu, pour cet acteur occupant une position unique dans le monde de la technologie vidéo en direct, de retrouver le devant de la scène. Dont acte, puisqu'il a achevé l'exercice sur un CA de 137,6 millions d'euros. C'est plus que 135 millions d'euros, mais aussi 20% de plus que le pronostic initial et surtout, 56% de mieux que les 88,1 millions d'euros engrangés en 2020. Après neuf mois, l'augmentation était de 57,6%. La croissance en rythme annuel s'est donc largement maintenue au 4e trimestre. Cerise sur le gâteau: le CA de l'exercice est de 3% supérieur au consensus. A cours de change constants et hors revenus de la location de matériel pour de grands événements sportifs (13 millions d'euros, soit 9,8% du total), la croissance est ramenée à 40%. EVS signe ici son meilleur exercice en cinq ans, un résultat auquel la reprise d'Axon n'est pas étrangère: les produits de diffusion en direct de l'entreprise néerlandaise complètent idéalement ceux de la société liégeoise, dont le CA aux Etats-Unis augmente de surcroît dans la foulée. Et qui dit progression du CA dit aussi, généralement, hausse des marges bénéficiaires. Pendant que le CA bondissait de 56%, le bénéfice opérationnel (Ebit) s'envolait de 451% (dont de 820% au 2e semestre), passant du montant historiquement faible de 5,7 millions à un superbe 37,1 millions d'euros. Ces chiffres ont évidemment permis à la marge d'Ebit de se redresser nettement (de 6,4% à 27%) et au résultat net, de se hisser de 7,2 à 34,9 millions d'euros (+285%), soit une hausse de 0,53 à 2,60 euros par action. EVS renoue donc avec ses niveaux d'avant-crise, et mieux encore. L'amélioration du carnet de commandes qui semblait se dessiner en cours d'année est confirmée. Il valait fin décembre 63,9 millions d'euros, un record absolu et une progression de 19% en un an. L'année est émaillée de deux grandes manifestations sportives: les Jeux olympiques d'hiver de Pékin, qui viennent de s'achever, ainsi que, en novembre-décembre, la Coupe du monde de football au Qatar. Au sein du carnet de commandes, 9,2 millions d'euros sont à mettre au crédit de la location de matériel en vue de ces deux événements. Compte tenu des résultats, la direction a décidé d'ajouter à l'acompte sur dividende de 0,50 euro brut par action distribué fin novembre, un solde de 1 euro brut payable en mai. Seule ombre au tableau: le marché n'a pas apprécié le CA prévisionnel, de 125-140 millions d'euros (consensus: 139 millions; 2021: 137,6 millions) - la direction a tenu compte du déficit de composants -, malgré le carnet de commandes record. EVS allie technologie de pointe et très belle santé financière - sa trésorerie nette approchait des 55 millions d'euros, fin 2021. Les résultats de l'exercice sont excellents, et si les prévisions sont prudentes, elles ne sont pas nécessairement définitives. A 6,5 fois le rapport valeur de l'entreprise/cash-flows opérationnels et à 9 fois à peine le bénéfice escomptés pour l'exercice, l'action est trop faiblement valorisée. D'autant que le rendement en dividende est de plus de 8% brut. Une valeur à détenir. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 18,20 eurosTicker: EVS BBCode ISIN: BE0003820371Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 260,8 millions EURC/B 2021: 7C/B attendu 2022: 9Perf. cours sur 12 mois: -4%Perf. cours depuis le 01/01: -13%Rendement du dividende: 8,2%