A l'occasion du rapport intermédiaire relatif au 1er trimestre, Serge Van Herck, CEO à part entière depuis janvier 2020, avait pris le risque de communiquer un chiffre d'affaires (CA) prévisionnel (110-120 millions d'euros, contre 88,1 millions seulement en 2020) pour l'ensemble de l'exercice. Cette fourchette, qui correspond aux niveaux d'avant-crise, était révélatrice d'un certain optimisme. L'entreprise, qui occupe une position unique dans le monde de la diffusion en direct d'événements sportifs, avait en effet été frappée de plein fouet par la pandémie, les deux grands événements prévus pour 202...

A l'occasion du rapport intermédiaire relatif au 1er trimestre, Serge Van Herck, CEO à part entière depuis janvier 2020, avait pris le risque de communiquer un chiffre d'affaires (CA) prévisionnel (110-120 millions d'euros, contre 88,1 millions seulement en 2020) pour l'ensemble de l'exercice. Cette fourchette, qui correspond aux niveaux d'avant-crise, était révélatrice d'un certain optimisme. L'entreprise, qui occupe une position unique dans le monde de la diffusion en direct d'événements sportifs, avait en effet été frappée de plein fouet par la pandémie, les deux grands événements prévus pour 2020 (l'Euro en juin et les Jeux olympiques en juillet-août) ayant été annulés et reportés à 2021 et les amateurs de sport en direct n'ayant presque rien eu à se mettre sous la dent au printemps. Les commandes avaient par conséquent chuté. C'est donc sous cet angle qu'il faut considérer le spectaculaire redressement enregistré à l'issue du 1er trimestre, puisque le CA a bondi de 36,9 à 54 millions d'euros (+46,3%). Ce montant ne tient pas compte des revenus de la location du matériel déployé lors des grands événements, mais l'on sait d'ores et déjà que l'Euro, et les Jeux olympiques d'été à Tokyo, généreront 13,2 millions d'euros de CA. Pour renouer avec la croissance, l'entreprise wallonne a racheté la néerlandaise Axon, dont les produits sont complémentaires aux siens. Bien qu'elle ait contribué à hauteur de 7,9 millions d'euros au CA de 2020, Axon est déficitaire (contribution de -1,6 million au bénéfice). Ce qui ne veut pas dire que les efforts consentis pour maîtriser les coûts ces dernières années se soient relâchés: malgré la transaction, les charges opérationnelles n'ont augmenté que de 1,9% en 2020. L'évolution du carnet de commandes reste un paramètre crucial. Les commandes étaient passées de 41 millions d'euros le 30 septembre à 54,2 millions trois mois plus tard; EVS annonce à présent un bond de 39,8% en glissement annuel. Un montant de 14,7 millions d'euros est d'ores et déjà enregistré pour 2022; il ne tient pas compte des revenus de la location engendrés par la Coupe du monde de football au Qatar et les Jeux olympiques d'hiver en Chine. Ce chiffre correspond à 9 millions d'euros de nouvelles commandes par mois en moyenne. EVS possède une technologie de pointe. Avec une trésorerie disponible de plus de 35 millions d'euros fin 2020, sa position financière est excellente. Il ne lui reste plus qu'à relancer le moteur de la croissance. Ce ne sera pas facile, mais deux années riches en grands événements s'annoncent en principe. De plus, la valorisation, à un rapport valeur de l'entreprise/cash-flow opérationnel attendu de 8 et à 11,5 fois le bénéfice escompté pour cette année, est raisonnable (rating 1B). Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 18 eurosTicker: EVS BBCode ISIN: BE0003820371Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 257,9 millions EURC/B 2020: 13C/B attendu 2021: 11Perf. cours sur 12 mois: +13%Perf. cours depuis le 01/01: +8%Rendement du dividende: 2,8%