L'armateur anversois a publié son troisième trimestre le plus solide depuis 2008. Son chiffre d'affaires (CA) a totalisé 204,3 millions USD, ce qui représente un repli de 3,6% par rapport au 2e trimestre mais une hausse de 59,7% par rapport à 2014 (128 millions USD). Après neuf mois, on note une hausse de 88,6%, à 620,9 millions USD, conséquence d'une part de l'élargissement important de la flotte de 19 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers, d'une capacité maximale de 320.000 tonnes), et d'autre part de la sensible hausse des tarifs de fret. Le tarif journalier moyen pour les 28 VLCC s'est élevé au 3etrimestre à 52.368 USD, contre 24.661 USD l'an dernier, et pour les...

L'armateur anversois a publié son troisième trimestre le plus solide depuis 2008. Son chiffre d'affaires (CA) a totalisé 204,3 millions USD, ce qui représente un repli de 3,6% par rapport au 2e trimestre mais une hausse de 59,7% par rapport à 2014 (128 millions USD). Après neuf mois, on note une hausse de 88,6%, à 620,9 millions USD, conséquence d'une part de l'élargissement important de la flotte de 19 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers, d'une capacité maximale de 320.000 tonnes), et d'autre part de la sensible hausse des tarifs de fret. Le tarif journalier moyen pour les 28 VLCC s'est élevé au 3etrimestre à 52.368 USD, contre 24.661 USD l'an dernier, et pour les 23 navires Suezmax (capacité jusque 200.000 tonnes), il affiche 40.048 USD, contre 21.737 USD l'an dernier. Au 1er semestre, ces moyennes s'établissaient respectivement à 53.370 USD (contre 27.032 USD l'an dernier) et 42.364 USD (contre 19.612 USD). Le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'est hissé de 36,3 millions USD à 127,9 millions USD (+352%) ; et après neuf mois, de 104,9 millions USD à 401,5 millions USD (+383%). A la perte nette, l'an dernier, de 20,6 millions USD, on opposera le bénéfice net de 72,2 millions USD ou 0,46 USD par action aujourd'hui, qui porte le résultat net après neuf mois à 245,4 millions USD (1,58 USD par action), contre une perte nette de 41,9 millions USD en 2014. La direction est enthousiaste pour le 4e trimestre, compte tenu du fait que 46% de la capacité des VLCC est réservée à un prix moyen de 65.000 USD par jour, et 61% de la capacité des navires Suezmax à 34.600 USD. A un peu plus long terme également, Euronav demeure positif, grâce à son carnet de commandes acceptable (15 à 20% de la flotte), la hausse de l'offre comme de la demande de pétrole, et aux itinéraires plus longs. En septembre, Euronav a conclu un nouvel emprunt avec un consortium de banques, pour 750 millions USD, à échéance juillet 2022 et assorti d'un taux d'intérêt de Libor +195 points de base. Grâce à ces fonds, la moitié des navires et deux emprunts en cours (815 millions USD ; taux LIBOR +300 points de base) ont pu être refinancés à meilleur compte. Les fonds servent également pour le financement de l'achat annoncé en juin de quatre VLCC au prix unitaire de 96 millions USD. Le premier VLCC, l'Antigone, a été livré le 25 septembre, et la livraison des trois autres est toujours prévue pour janvier, mars et mai 2016. L'option, pour 8 millions USD, pour quatre autres VLCC à un prix unitaire de 98 millions USD, n'a finalement pas été levée. Sur base de la nouvelle politique de dividende prévoyant le reversement d'au moins 80% du résultat net récurrent, le groupe a payé le 22 septembre un dividende brut de 0,62 USD par action, ce qui porte le total pour 2015 à 0,87 USD par action, ou un rendement brut de 5,9%. Cela dit, l'action a été mise sous pression quelque temps pendant les vacances d'automne lorsque le marché a appris que le président du conseil d'administration Livanos avait vendu un important lot de 5,7% d'actions Euronav. ConclusionLes perspectives attrayantes sont suffisamment intégrées, à 1,3 fois la valeur comptable, et à un rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA) de 9,9. La nouvelle politique de dividende pourrait se traduire en 2016 par un dividende brut d'au moins 1 USD par action. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B