L'armateur anversois Euronav a publié des résultats de premier trimestre encore supérieurs aux prévisions, et même les meilleurs depuis le 3etrimestre 2008. En comparaison avec le premier trimestre 2014, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 93,8%, à 209,1 millions EUR. Cette sensible augmentation résulte en premier lieu de l'achat l'an dernier, en deux étapes, de 19 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers, capacité maximale de 320.000 tonnes). Les deux derniers VLCC rachetés ont été livrés respectivement en février et en avril. En janvier, Euronav a vendu le VLCC Antartica et réalisé au passage une plus-value de 2,1 millions USD. Le groupe dispose donc désor...

L'armateur anversois Euronav a publié des résultats de premier trimestre encore supérieurs aux prévisions, et même les meilleurs depuis le 3etrimestre 2008. En comparaison avec le premier trimestre 2014, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 93,8%, à 209,1 millions EUR. Cette sensible augmentation résulte en premier lieu de l'achat l'an dernier, en deux étapes, de 19 pétroliers VLCC (Very Large Crude Carriers, capacité maximale de 320.000 tonnes). Les deux derniers VLCC rachetés ont été livrés respectivement en février et en avril. En janvier, Euronav a vendu le VLCC Antartica et réalisé au passage une plus-value de 2,1 millions USD. Le groupe dispose donc désormais de 27 VLCC, un U(ltra)LCC (capacité de 441.000 tonnes), 23 navires Suezmax (capacité jusqu'à 200.000 tonnes) et 2 plateformes de stockage flottantes (FSO). Un second élément de soutien du CA est le redressement des tarifs de fret. Ce redressement s'est amorcé déjà à l'automne, mais s'est poursuivi durant les premiers mois de 2015. Ce qui s'est traduit, pour le premier trimestre, par un tarif journalier pour les VLCC de 50.845 USD, soit une augmentation de 46,2% par rapport à l'an dernier (34.777 USD). Pour les navires Suezmax, le tarif journalier moyen s'établissait même 56,5% plus haut, à 41.944 USD. Le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'est accru de 182%, à 131,3 millions USD. Le bénéfice net s'est hissé de 1,4 million USD l'an dernier à 80,9 millions USD, ou de 0,02 USD à 0,55 USD par action. La bonne nouvelle est que les tarifs journaliers élevés se maintiennent au 2e trimestre à un niveau qui représente au moins le double de la moyenne à cinq ans. En conséquence, Euronav a enregistré pour ce trimestre déjà 52,24% de la capacité VLCC disponible à un tarif journalier moyen de 51.522 USD et 52,94% de la capacité Suezmax à 40.504 USD. Le 2e trimestre devrait par conséquent être également très solide. Après la publication des résultats, Euronav a surpris les marchés en annonçant le versement d'un dividende brut de 0,25 USD par action sur l'exercice 2014 (déficitaire). A partir de cette année, la société propose un versement exceptionnellement élevé correspondant à au moins 80% du résultat net, sous la forme d'un dividende intérimaire en septembre et un dividende final en mai. Sur la base d'une estimation prudente, un dividende brut proche de 1 USD par action sur l'exercice 2015 est réaliste. La demande de pétroliers est soutenue avant toute chose par une hausse de la demande de pétrole. Pour cette année, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) table sur une croissance de 1%. En outre, les transports pétroliers changent; les itinéraires s'allongent. D'autre part, la flotte mondiale de VLCC et de Suezmax devrait connaître une croissance seulement limitée en 2015 et en 2016. Euronav est idéalement positionné pour en profiter, avec une flotte exposée à 86% au marché spot.ConclusionL'an dernier, la direction expérimentée d'Euronav a démontré sa capacité à surfer sur les cycles du secteur du transport pétrolier. Aujourd'hui, le groupe est dès lors parfaitement armé pour tirer profit du redressement du marché. De plus, son bilan a été renforcé par plusieurs opérations de capital, y compris l'introduction en Bourse sur le NYSE. Nous intégrons la valeur en Sélection et abaissons son niveau de risque à B. Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B