Les résultats annuels d'Euronav sont globalement conformes aux prévisions. Le 4e trimestre est, de loin, le meilleur de l'exercice. Tant pour les Very Large Crude Carriers (VLCC), d'une capacité maximale de 320.000 tonnes, que pour les Suezmax, plus petits, les tarifs sur le marché spot ont considérablement augmenté en novembre et décembre, à une moyenne journalière de 34.959 dollars pour les premiers et 20.553 pour les seconds au 4e trimestre - soit les tarifs les plus élevés des deux dernières années. Un an plus tôt, les moyennes s'établissaient à 25.889 et 15.891 dollars respectivement.
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Les résultats annuels d'Euronav sont globalement conformes aux prévisions. Le 4e trimestre est, de loin, le meilleur de l'exercice. Tant pour les Very Large Crude Carriers (VLCC), d'une capacité maximale de 320.000 tonnes, que pour les Suezmax, plus petits, les tarifs sur le marché spot ont considérablement augmenté en novembre et décembre, à une moyenne journalière de 34.959 dollars pour les premiers et 20.553 pour les seconds au 4e trimestre - soit les tarifs les plus élevés des deux dernières années. Un an plus tôt, les moyennes s'établissaient à 25.889 et 15.891 dollars respectivement. Quelque 20% de la capacité d'Euronav font l'objet de contrats à long terme. Dans ce segment, le tarif moyen pour les VLCC est tombé de 35.399 à 31.797 dollars (31.374 au 3e trimestre). Après la mise en service de quatre nouveaux Suezmax, tous assortis d'un contrat de sept ans, la moyenne journalière dans ce segment a bondi de 21.417 à 40.256 dollars (29.624 au 3e trimestre). Ce qui, avec l'extension de la flotte consécutive à la fusion avec Gener8, a suffi à faire passer le chiffre d'affaires de 118 à 236,1 millions de dollars. Les cash-flows opérationnels (Ebitda) ont augmenté, de 87,8 à 102,3 millions de dollars. Le résultat net n'a cependant pas dépassé un million de dollars, contre 19,4 millions en 2017. Euronav a en effet acté au 4e trimestre une reprise sur plus-values de 5,3 millions de dollars sur le siège de New York, de 6 millions sur deux navires non stratégiques (dont un a entre-temps été vendu moyennant une perte de 0,2 million) et de 1,9 million sur d'anciennes créances clients après l'acquisition de Gener8. Il accuse de surcroît une perte de 3 millions sur la vente du Suezmax Felicity, construit en 2009, qui sera converti en plate-forme de stockage. Il achève l'exercice sur une perte nette de 110,3 millions de dollars, contre un bénéfice net de 1,4 million en 2017.Les perspectives pour le 1er trimestre sont positives: 43% de la capacité disponible en VLCC est louée sur le marché spot à 41.000 dollars et 36%, à 32.700 dollars, dans le cas des Suezmax. Ces moyennes journalières étaient de 18.725 et 14.000 dollars respectivement un an plus tôt. Pour le reste de l'année, en revanche, les incertitudes sont nombreuses. L'on attend la livraison de l'équivalent en capacité de 79 nouveaux VLCC, dont un lot important au premier semestre. A cela s'ajouteront 37 équivalents VLCC dus aux restrictions (-1,2 million de barils par jour) décidées en décembre par les pays producteurs de pétrole. Mais compte tenu de l'augmentation de la demande mondiale et des exportations américaines, de la réduction de la flotte iranienne, des perspectives de resserrement des normes environnementales et des mises au rebut, la flotte mondiale pourrait rester à peu près stable. Elle avait légèrement diminué pour la première fois depuis plusieurs années en 2018, en raison du nombre record de navires mis au rebut. L'un dans l'autre, le CEO Patrick Rodgers considère l'évolution des tarifs en 2019 avec optimisme. L'on sait également depuis le début du mois de janvier qu'Euronav avait activé, en décembre, son programme de rachats d'actions. Il a, depuis, racheté 1,4 million de titres (0,64%), ce qui traduit une nette sous-valorisation - alors qu'il affiche le bilan le plus sain du secteur, Euronav ne sait où mieux investir que dans ses propres actions. L'augmentation de 13,5% des prix des nouvelles constructions depuis l'annonce de la fusion avec Gener8 n'a pas évité au titre de chuter avec le marché en décembre. Avec la décote d'au moins 15% par rapport à la valeur nette d'inventaire, la valorisation est attrayante. Notre conseil: acheter (rating 1B). Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 6,68 eurosTicker: EURN BBCode ISIN: BE0003816338 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,47 milliard EURC/B 2018: -C/B attendu 2019: -Perf. cours sur 12 mois: -8%Perf. cours depuis le 01/01: +5%Rendement du dividende: 1,6%