Euronav signe un troisième trimestre mitigé. L'armateur belge spécialisé dans les pétroliers a encore profité d'excellents tarifs en juillet, mais la situation s'est ensuite nettement dégradée. Les prix d'équilibre s'établissent à 28.900 dollars pour les navires VLCC et à 26.400 dollars pour les Suezmax. Sur le 3e trimestre, les moyennes journalières atteignaient respectivement 42.000 dollars (contre 81.500 dollars au 2e trimestre) et 23.500 dollars (60.750 dollars précédemment).
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Euronav signe un troisième trimestre mitigé. L'armateur belge spécialisé dans les pétroliers a encore profité d'excellents tarifs en juillet, mais la situation s'est ensuite nettement dégradée. Les prix d'équilibre s'établissent à 28.900 dollars pour les navires VLCC et à 26.400 dollars pour les Suezmax. Sur le 3e trimestre, les moyennes journalières atteignaient respectivement 42.000 dollars (contre 81.500 dollars au 2e trimestre) et 23.500 dollars (60.750 dollars précédemment). La chute des tarifs sur le marché spot découle d'une reprise plus lente que prévu de la demande pétrolière en raison de l'épidémie de Covid-19, de la diminution beaucoup plus rapide qu'attendu des stocks importants de pétrole et du maintien des quotas de production. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé de 37,5% sur un an, à 241 millions de dollars. Sur les neuf premiers mois de l'année, la hausse atteint 89,2 % à 1,09 milliard de dollars. La perte nette de 22,9 millions de dollars s'est transformée en un bénéfice net de 46,2 millions (0,22 dollar par action). Euronav distribuera l'équivalent de 0,18 dollar par action au 4e trimestre, soit un dividende brut de 0,09 dollar (date ex-dividende: 19 novembre) et la même somme via un programme de rachat d'actions de 18,5 millions de dollars. Au total, le dividende brut distribué en 2020 atteindra 1,66 dollar par action, soit un taux d'environ 22% au cours actuel. En outre, Euronav rachètera pour 100 millions de dollars de ses actions, soit 5,1 % du total des actions en circulation. Parallèlement, il a allégé sa dette nette de 364 millions de dollars depuis fin 2019, à 1,08 milliard de dollars. Traditionnellement, les tarifs de transport culminent pendant l'hiver dans l'hémisphère Nord, car la demande de pétrole augmente. Mais vu la suroffre, il ne faudra pas y compter en 2020. Pour l'instant, 50% de la flotte de VLCC est réservée à 22.500 dollars par jour et 45% de la flotte de Suezmax à 11.500 dollars par jour en moyenne. Euronav ne prévoyant pas de redressement des tarifs à court terme, il a placé neuf navires en maintenance anticipée. Bonne nouvelle, toutefois: les commandes de nouveaux pétroliers par rapport à la flotte mondiale sont au plus bas depuis 1997. Vingt-cinq pour cent de la flotte mondiale de VLCC a 15 ans ou plus, et 10% a plus de 17,5 ans, âge auquel les frais de maintenance obligatoire s'envolent. Les sorties de flotte devraient aussi augmenter notablement en 2021, compte tenu de la hausse des cours de l'acier. La direction a indiqué que la location des plateformes de stockage flottantes FSO Africa et FSO Asia, mobilisées depuis 2010 sur le champ pétrolier de Al-Shaheen, au Qatar, a été prolongée de 10 ans à partir de juillet et septembre 2022, ce qui rapportera au groupe 322 millions de dollars. Malgré le dividende très généreux, l'action est revenue à son plus bas niveau depuis cinq ans car les perspectives à court terme sont peu engageantes. Celles-ci restent cependant très favorables à partir du second semestre de 2021. Dès lors que le cours a chuté, que les tarifs devraient remonter et que la direction a pour habitude de procéder à des acquisitions ciblées lorsque ceux-ci sont bas, nous relevons à nouveau notre conseil à acheter.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 6,44 eurosTicker: EURN BBCode ISIN: BE0003816338 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,42 milliard EURC/B 2019: 14C/B attendu 2020: 3Perf. cours sur 12 mois: -37%Perf. cours depuis le 01/01: -41%Rendement du dividende: 22,6%