Les deuxième et troisième trimestres sont traditionnellement les moins bons, pour l'armateur de pétroliers belge Euronav. La baisse de la demande de pétrole pendant l'été dans l'hémisphère nord entraîne également une baisse des tarifs de transport journaliers. Trois éléments supplémentaires pèsent sur les tarifs cette année: les nombreuses livraisons de nouveaux pétroliers au premier trimestre (70% de la capacité supplémentaire attendue cette année), des entretiens plus longs que de coutume - il faut préparer les tankers à l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2020, de la réglementation IMO 2020 - et la prolongation, jusqu'au premier trimestre de 2022, des limitations de production par les pays producteurs de pétrole. De plus, les prévisions de croissance de la d...

Les deuxième et troisième trimestres sont traditionnellement les moins bons, pour l'armateur de pétroliers belge Euronav. La baisse de la demande de pétrole pendant l'été dans l'hémisphère nord entraîne également une baisse des tarifs de transport journaliers. Trois éléments supplémentaires pèsent sur les tarifs cette année: les nombreuses livraisons de nouveaux pétroliers au premier trimestre (70% de la capacité supplémentaire attendue cette année), des entretiens plus longs que de coutume - il faut préparer les tankers à l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2020, de la réglementation IMO 2020 - et la prolongation, jusqu'au premier trimestre de 2022, des limitations de production par les pays producteurs de pétrole. De plus, les prévisions de croissance de la demande de pétrole pour 2019 ont été réduites, de 1,4 million à 1,2 million de barils supplémentaires par jour. En glissement trimestriel, les tarifs sur le marché spot ont baissé de 34% pour les VLCC (navires d'une capacité maximale de 320.000 tonnes) et de 37% pour les Suezmax (navires plus petits), au deuxième trimestre, à une moyenne journalière de respectivement 23.218 dollars et 17.217 dollars. L'an dernier, à la même période, les moyennes étaient moins élevées encore: 16.751 dollars pour les premiers et 12.883 dollars pour les seconds. Les tarifs d'affrètement à long terme (environ 20% de la flotte) moyens sont bien meilleurs: 27.165 dollars par jour pour les VLCC et 30.375 dollars par jour pour les Suezmax. Le chiffre d'affaires a baissé de 232,6 millions de dollars au premier trimestre à 169,3 millions au deuxième (-27,2%). Après six mois, il a cependant presque doublé en glissement annuel, à 401,9 millions de dollars, grâce à la hausse des tarifs et l'acquisition, l'an passé, de Gener8. Après avoir rapporté un bénéfice net de 19,5 millions de dollars au terme du premier trimestre, Euronav a fait état d'une perte nette de 38,6 millions à l'issue des trois mois suivants. De 19 millions après six mois, la perte nette est bien moindre qu'un an plus tôt (51,6 millions de dollars). Hugo De Stoop, le CEO d'Euronav, s'est dit déçu que le redressement des tarifs journaliers se fasse toujours attendre. Rien n'indique encore qu'il interviendra au troisième trimestre. Jusqu'à présent, 65% de la capacité disponible en VLCC est louée à 20.600 dollars par jour et 58% de la capacité disponible en Suezmax, à 15.800 dollars par jour, en moyenne. Les perspectives pour le quatrième trimestre et au-delà restent cependant très favorables. En raison des adaptations à apporter aux navires (norme IMO 2020), 3% à 5% de la flotte mondiale ne devraient pas être disponibles durant l'hiver. Il faut tenir compte en outre du fait que la hausse des exportations de pétrole brut américain implique un allongement des parcours des navires. Par ailleurs, un seul nouveau VLCC a été commandé depuis début janvier, et le nombre de commandes passées sur les douze derniers mois (20) n'a pas été aussi bas depuis six ans. C'est une tendance qui, si la direction d'Euronav ne se trompe pas, devrait se poursuivre compte tenu du resserrement des normes environnementales.Euronav continue à rajeunir sa flotte. Début août, l'armateur a vendu le plus vieux VLCC ("VK Eddie") et empoché une plus-value de 14,4 millions de dollars. Depuis l'automne 2018, il a racheté l'équivalent de 0,14 dollar par action Euronav. En mai, nous avions réduit de moitié notre position (cours à 8,5 euros), dans le portefeuille modèle. Le repli de l'action d'environ 20% depuis nous incite à relever notre conseil à "acheter". Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 6,88 eurosTicker: EURN BBCode ISIN: BE0003816338 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,51 milliard EURC/B 2018: -C/B attendu 2019: -Perf. cours sur 12 mois: -5%Perf. cours depuis le 01/01: +10,5%Rndement du dividende: 1,6%