On savait déjà que le 4e trimestre serait mauvais pour Euronav, mais les résultats finaux de l'armateur de pétroliers belge ont été encore plus faibles que prévu. Le chiffre d'affaires (CA) de 138,4 millions de dollars a certes dépassé les attentes (121 millions), mais est en repli de 61% par rapport au 4e trimestre de 2019 (355,2 millions) et de 42,5% par rapport au 3e trimestre. Le résultat net a plongé dans le rouge à hauteur de 58,7 millions de dollars, alors qu'un repli à -41,7 millions était attendu.
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On savait déjà que le 4e trimestre serait mauvais pour Euronav, mais les résultats finaux de l'armateur de pétroliers belge ont été encore plus faibles que prévu. Le chiffre d'affaires (CA) de 138,4 millions de dollars a certes dépassé les attentes (121 millions), mais est en repli de 61% par rapport au 4e trimestre de 2019 (355,2 millions) et de 42,5% par rapport au 3e trimestre. Le résultat net a plongé dans le rouge à hauteur de 58,7 millions de dollars, alors qu'un repli à -41,7 millions était attendu. Ces mauvais chiffres sont la conséquence de tarifs de transport inhabituellement bas pendant la saison d'hiver dans l'hémisphère Nord, normalement faste. A 20.500 dollars, le tarif journalier moyen de location des VLCC s'est établi largement sous le seuil de rentabilité de 28.900 dollars, en baisse de deux tiers par rapport à 2019 (61.700 dollars). Même constat pour les navires Suezmax, avec une moyenne journalière de 12.300 dollars contre un seuil de rentabilité à 26.400 dollars et 41.800 dollars en 2019. Cette faiblesse des tarifs découle de la baisse simultanée de la demande (en raison du Covid-19) et de l'offre de pétrole (et donc des besoins de transport) du fait des quotas de production et d'une surcapacité des pétroliers. Point positif toutefois: le carnet de commandes de nouveaux pétroliers est à son plus bas niveau depuis 25 ans, alors que les tarifs de recyclage des navires mis au rebut augmentent. Pour le 1er trimestre, 46% de la flotte de VLCC est réservée à un tarif moyen de 16.396 dollars par jour et 54% de la flotte de Suezmax à 9.207 dollars par jour en moyenne. Conformément à la politique en la matière, le dividende trimestriel retombe, en l'absence de bénéfices, au plancher de 0,03 dollar brut par action. La valorisation étant inférieure de 20% à la valeur intrinsèque, la direction va lancer un nouveau programme de rachat d'actions de 50 millions de dollars. En 2020, Euronav avait déjà racheté 13,4 millions d'actions, soit 6,1% du flottant, pour 119,5 millions de dollars. L'armateur avait également distribué un dividende brut total de 1,69 dollar. Le taux d'endettement reste malgré tout très faible, à 37%; le maximum ayant été fixé à 50%, Euronav s'autorise à emprunter encore 700 millions de dollars. Le groupe a la semaine dernière acheté deux Suezmax dernier modèle (plus verts) pour 113 millions de dollars. Après le relèvement de l'objectif de cours par Kepler Chevreux, l'action a réagi positivement aux trimestriels. Nous pensons qu'elle a atteint un plancher et étofferons probablement notre position dans l'année, dans l'optique d'un cru 2022 bien meilleur. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 6,99 eurosTicker: EURN BBCode ISIN: BE0003816338 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,54 milliard EURC/B 2020: 4C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: -26%Perf. cours depuis le 01/01: +6%Rendement du dividende: 20%