La crise sanitaire ne lui a évidemment pas facilité les choses, mais Boskalis a limité les dégâts en y réagissant rapidement. Bien que, les investisseurs paniquant, le cours ait repiqué du nez après le redressement entamé en août 2020, il était dès la publication des résultats du premier semestre devenu évident qu'il n'existait aucune raison de s'inquiéter.
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La crise sanitaire ne lui a évidemment pas facilité les choses, mais Boskalis a limité les dégâts en y réagissant rapidement. Bien que, les investisseurs paniquant, le cours ait repiqué du nez après le redressement entamé en août 2020, il était dès la publication des résultats du premier semestre devenu évident qu'il n'existait aucune raison de s'inquiéter. Boskalis a achevé l'exercice 2020 sur un chiffre d'affaires (CA) de 2,525 milliards d'euros (1,26 milliards d'euros, en milieu d'année), en recul de 4,5% par rapport à 2019 (2,645 milliards) mais proche du consensus (2,53 milliards). Le cash-flow opérationnel récurrent (Rebitda) s'est établi à 404 millions d'euros, soit, malgré la légère baisse du CA, une envolée de 7,5% par rapport aux 375,8 millions d'euros engrangés en 2019 et 4,8% de mieux que le consensus, arrêté à 385,6 millions d'euros. Le résultat opérationnel récurrent (Rebit) est quant à lui passé de 28 millions à 140 millions d'euros. La crise a incité la direction à jeter un regard très critique sur son propre bilan, de même que sur la valeur réelle de chacun des actifs. L'exercice a débouché sur une (nouvelle) dépréciation de 195 millions d'euros et, partant, sur un Ebit de -7,3 millions d'euros, alors que les analystes misaient sur -18,2 millions d'euros. Boskalis enregistre une perte nette de 97 millions d'euros, ce qui correspond à une perte de 0,75 euro par action. Abstraction faite des éléments exceptionnels, l'on ne parle plus d'une perte mais bien d'un bénéfice net, de 0,69 euro par action, c'est-à-dire 20% de mieux environ que le consensus. Le carnet de commandes, qui demeure déterminant, est aussi rassurant qu'encourageant: il valait en fin d'exercice 5,31 milliards d'euros, un record (4,4 milliards d'euros "seulement", à la fin du mois de septembre). Boskalis doit à la construction d'un deuxième aéroport à Manille, la capitale des Philippines, l'obtention de la commande la plus importante de son histoire. La direction a décidé en avril de ne pas payer de dividende au titre de l'exercice 2019; un dividende brut de 0,50 euro par action devrait être distribué pour 2020. Le programme de rachat d'actions bat à nouveau son plein. Il faut dire que la trésorerie nette a considérablement augmenté en cours d'année, puisqu'elle est passée de 25,7 millions d'euros fin 2019 à 190 millions fin juin, pour atteindre 439 millions au 31 décembre, un chiffre auquel correspond un impressionnant 3,38 euros par action, soit encore 13% de la capitalisation boursière; il est aussi de 84% plus élevé que les 238 millions d'euros qu'avaient pronostiqués les analystes. Tel est donc l'élément le plus réjouissant du rapport annuel. Confiante, la direction va jusqu'à annoncer un Rebitda au moins identique à celui de 2020; sa prudence étant légendaire, nous partons du principe que ce pronostic pourra être revu à la hausse en cours d'année. Boskalis a rapidement pris les mesures qui s'imposaient pour contrer les effets de la crise sanitaire. Saluons son excellente situation financière et les perspectives prometteuses pour 2021. Toujours trop bon marché à nos yeux, l'action devrait continuer à s'apprécier cette année. En 2010, l'investisseur payait 2,3 fois la valeur de l'actif net, contre un peu plus de 1,5 fois aujourd'hui. Nous recommandons toujours d'acheter et conservons naturellement le titre dans le portefeuille modèle. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 27 eurosTicker: BOKA NACode ISIN: NL0000852580Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 3,61 milliards EURC/B 2020: 39C/B attendu 2021: 26Perf. cours sur 12 mois: +35%Perf. cours depuis le 01/01: +18%Rendement du dividende: 1,8%