L'action avait encaissé sa plus forte baisse de la décennie (-10,4%) après l'annonce de résultats décevants pour le 3e trimestre, contraignant la direction à diviser le dividende par deux, à 1,80 euro brut par action pour l'exercice 2018 (un dividende de clôture d'un euro brut sera versé en sus).
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L'action avait encaissé sa plus forte baisse de la décennie (-10,4%) après l'annonce de résultats décevants pour le 3e trimestre, contraignant la direction à diviser le dividende par deux, à 1,80 euro brut par action pour l'exercice 2018 (un dividende de clôture d'un euro brut sera versé en sus). Si la croissance des volumes (+0,3% au 4e trimestre, contre 0,2% au 3e trimestre) reste modérée et conforme aux attentes, l'augmentation de 1,2% des volumes de bières "maison" est réjouissante. Les volumes ont également augmenté de 0,3% sur l'ensemble de l'exercice 2018 (+0,8% pour les bières "maison"). Malgré la baisse des cours de change notamment en Argentine, au Brésil et en Afrique du Sud, le groupe enregistre une croissance organique du chiffre d'affaires (CA) de 4,8% pour l'exercice 2018, qui atteint même 5,3% au quatrième trimestre. Le consensus tablait sur 4,4%. En chiffres absolus, cette croissance correspond à un CA de 14,25 milliards de dollars (consensus: 13,9 milliards de dollars). Le plus grand brasseur mondial signale également une hausse de ses parts au Mexique, en Chine, en Colombie et même en Europe occidentale, des marchés importants pour AB InBev. Les actionnaires ont surtout été soulagés par l'annonce de la plus forte hausse de la part de marché depuis 2012 sur le continent américain, crucial pour le groupe, mais très compliqué ces dernières années. AB InBev continue à enregistrer des marges bénéficiaires exceptionnelles pour le secteur. Le cash-flow opérationnel (Ebitda) normalisé a progressé de 7,9%, à 22,08 milliards de dollars l'an dernier, et de 10%, à 6,17 milliards de dollars au dernier trimestre (consensus: 6,05 milliards de dollars). La marge d'Ebitda normalisée (Ebitda/CA) a gagné 118 points de base par rapport à 2017, passant de 39,1 à 40,4%. Elle a même atteint 43,3% entre octobre et décembre. Le géant de la bière a cependant vu son bénéfice par action (BPA) récurrent baisser de 4,04 à 3,44 dollars l'an dernier, principalement du fait de la couverture de change appliquée à quelque 90 millions d'actions (dans le cadre de programmes de rémunération basés sur des actions). Hors couverture, le BPA aurait légèrement progressé, à 4,38 dollars. L'évolution est moins favorable sur le front de l'endettement. Fin décembre, la dette financière s'élevait à 102,5 milliards de dollars (consensus: 102,3 milliards), soit 4,6 fois l'Ebitda (4,8, fin 2017). Ce ratio doit retomber sous 4 avant fin 2020. Notons que les prévisions sont optimistes pour cette année, avec une "belle croissance" annoncée tant pour les recettes que pour l'Ebitda.Nous sommes soulagés et satisfaits des résultats du 4e trimestre et de l'exercice 2018, mais aussi des perspectives pour 2019. La progression du cours fut plus que bienvenue. Le titre a franchi une résistance importante autour de 70 euros. Sa valorisation n'est ni excessive ni trop faible, à 18 fois le bénéfice attendu en 2019 et avec un rapport valeur d'entreprise/Ebitda de plus de 12. Nous réitérons le conseil conserver/attendre. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 72,80 eurosTicker: ABI BBCode ISIN : BE0974293251Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 147,0 milliards EURC/B 2018: 23,5C/B attendu 2019: 18Perf. cours sur 12 mois: -15%Perf. cours depuis le 01/01: +26%Rendement du dividende: 2,6%