Compte tenu de la faiblesse des tarifs de location journaliers de ses pétroliers durant l'été, la période généralement la moins rentable pour le groupe, l'on s'attendait à ce que les résultats d'Euronav pour le troisième trimestre soient décevants. Pour une fois cependant, les tarifs se sont révélés supérieurs à ceux du deuxième trimestre, ce qui pourrait augurer d'un quatrième trimestre encore meilleur. Cette année, les VLCC (very large crude carriers, des navires d'une capacité maximale de 330.000 tonnes) ont été loués en moyenne à 17.773 dollars par jour au troisième trimestre, contre 16.751 dollars durant le trimestre précédent et 18.875 dollars au troisième trimestre de 2017. Le niveau demeure toutefois inférieur à la moyenne historique. Depuis 1990,...

Compte tenu de la faiblesse des tarifs de location journaliers de ses pétroliers durant l'été, la période généralement la moins rentable pour le groupe, l'on s'attendait à ce que les résultats d'Euronav pour le troisième trimestre soient décevants. Pour une fois cependant, les tarifs se sont révélés supérieurs à ceux du deuxième trimestre, ce qui pourrait augurer d'un quatrième trimestre encore meilleur. Cette année, les VLCC (very large crude carriers, des navires d'une capacité maximale de 330.000 tonnes) ont été loués en moyenne à 17.773 dollars par jour au troisième trimestre, contre 16.751 dollars durant le trimestre précédent et 18.875 dollars au troisième trimestre de 2017. Le niveau demeure toutefois inférieur à la moyenne historique. Depuis 1990, le tarif de location moyen au troisième trimestre s'élève à 31.400 dollars. Pour les navires Suezmax (d'une capacité moindre, allant de 150.000 à 165.000 tonnes), le prix moyen s'est établi au troisième trimestre à 14.919 dollars, contre 12.883 dollars au deuxième trimestre et 15.670 dollars au troisième trimestre de l'an dernier. Environ 20% de la capacité d'Euronav est couverte par des contrats de long terme. Dans ce cadre, le tarif de location moyen des VLCC a faibli de 39.875 à 31.374 dollars, tandis que celui des Suezmax s'est hissé de 21.210 à 29.624 dollars en conséquence de la mise en circulation cette année de quatre nouveaux navires, qui font chacun l'objet d'un contrat de sept ans. La faiblesse des tarifs s'est traduite par une perte nette de 58,7 millions de dollars, plus-value de neuf millions sur la vente du Suezmax Cap Romuald comprise. Après neuf mois, la perte nette totalise 110,4 millions de dollars, contre 18 millions un an plus tôt. Heureusement, pour le quatrième trimestre courant, 56% de la capacité disponible des VLCC a été réservée à 26,692 dollars par jour et 53% de celle des Suezmax à 19,171 dollars, en moyenne. Les tarifs continuent de prendre de la hauteur, grâce à la hausse de la demande de pétrole dans l'hémisphère nord durant l'hiver. Euronav en profitera d'autant plus que depuis sa fusion avec Gener8, toute hausse de ses tarifs journaliers de 5.000 dollars se traduit par une augmentation du chiffre d'affaires (CA) et du cash-flow opérationnel (Ebitda) de 112 millions de dollars en base annuelle. En outre, l'offre s'accroît elle aussi dès lors que les pays producteurs de pétrole, Russie incluse, limitent moins leur production. Par ailleurs, cette année, la flotte mondiale s'est réduite: 38 VLCC et 16 Suezmax ont déjà été mis au rebut. Elle s'allégera d'ailleurs encore, ces prochaines années, du fait de la sévérité des normes environnementales et de la hausse des prix de construction de nouveaux bâtiments, qui induit une baisse de la demande de permis. Bien que la dette nette d'Euronav se soit creusée de 1,55 milliard à la fin juin à 1,64 milliard trois mois plus tard, son bilan compte toujours parmi les plus sains du secteur. Après plusieurs trimestres en demi-teinte, l'actuel s'annonce meilleur pour Euronav. Force est de constater aussi que l'armateur a fusionné avec Gener8 au moment opportun, avant que les prix des navires neufs n'augmentent. Du reste, si l'on ne peut certes pas encore évoquer un rétablissement durable, l'on remarque que l'offre et la demande tendent peu à peu vers l'équilibre. Malgré les soubresauts des Bourses, l'action n'a pas souffert en octobre. Nous pourrions toutefois décider de réduire notre position, dans le portefeuille modèle, au cours des semaines à venir. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 8,15 eurosTicker : EURN BBCode ISIN : BE0003816338 Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,04 milliards EURC/B 2017 : 927C/B attendu 2018 : -Perf. cours sur 12 mois : +13%Perf. cours depuis le 01/01 : +4%Rendement du dividende : 1,3%