Le producteur allemand d'engrais et de sel est optimiste au sortir d'une année 2018 pourtant difficile. Il avait espéré beaucoup de Bethune, sa mine de potasse canadienne mise en service en 2017, et de sa production allemande. Mais le démarrage de Bethune est plus compliqué que prévu (production de 1,4 million de tonnes, contre 1,7-1,8 million escompté). Le canadien n'en achève pas moins l'exercice sur des cash-flows opérationnels (Ebitda) positifs. Il table pour 2019 sur une production de 1,7-1,9 million de tonnes et un bénéfice opérationnel dans le vert. Sa capacité de production maximale (2,86 millions de tonnes) sera atteinte fin 2023.
...

Le producteur allemand d'engrais et de sel est optimiste au sortir d'une année 2018 pourtant difficile. Il avait espéré beaucoup de Bethune, sa mine de potasse canadienne mise en service en 2017, et de sa production allemande. Mais le démarrage de Bethune est plus compliqué que prévu (production de 1,4 million de tonnes, contre 1,7-1,8 million escompté). Le canadien n'en achève pas moins l'exercice sur des cash-flows opérationnels (Ebitda) positifs. Il table pour 2019 sur une production de 1,7-1,9 million de tonnes et un bénéfice opérationnel dans le vert. Sa capacité de production maximale (2,86 millions de tonnes) sera atteinte fin 2023. Malgré les mesures prises ces dernières années pour endiguer les déversements d'eaux usées salées, l'accélération espérée de la production de potasse en Allemagne n'a pas eu lieu. Le problème avait pesé sur l'Ebitda à hauteur de 40 millions d'euros en 2017 et la sécheresse de 2018 l'a aggravé (110 millions). La production consolidée s'établit à 7,5 millions de tonnes, contre 6,7 millions en 2017. L'augmentation des volumes (7,46 millions de tonnes, +11,2%) et la hausse du prix de vente moyen (264,4 euros la tonne, +4,2%) ont porté le chiffre d'affaires (CA) à 1,97 milliard (+15,8%). L'Ebitda a bondi de 33%, à 359 millions d'euros. Grâce aux fortes précipitations enregistrées depuis décembre et aux mesures précitées, aucune interruption de production n'est à craindre cette année. La fermeture, en novembre, de la mine de Sigmundshall (600.000 tonnes, mais un coût de production très élevé), sera largement compensée cette année par les autres sites. La production devrait atteindre 7,7 à 7,9 millions de tonnes.L'activité Sel a cumulé les problèmes logistiques aux Etats-Unis. Le CA généré par le sel de dégivrage a augmenté de 20,6%, à 739,8 millions d'euros, grâce à une hausse des volumes (+26,9%) doublée d'un recul (-4,9%) des prix de vente. Les volumes de sel alimentaire et industriel ont augmenté de 5,1%, mais les prix ont cédé 4,9%, si bien que le CA n'a progressé que de 0,1%, à 1,11 milliard d'euros. L'Ebitda a baissé de 15%, à 275 millions. L'Ebitda consolidé a progressé de 22% (228 millions) au 4e trimestre, et de 5%, à 606 millions, en glissement annuel. Les dépenses d'amortissement liées à Bethune ont fait chuter le bénéfice net de 41,1%, à 85,4 millions d'euros. K+S table pour 2019 sur un Ebitda de 700-850 millions d'euros et des cash-flows disponibles positifs (déduction faite de 600 millions d'euros environ d'investissements), une première depuis 2013. En 2017, les cash-flows disponibles s'étaient établis à -390 millions, en 2018, à -206 millions. Le groupe entend diminuer d'ici la fin de 2020 son taux d'endettement de moitié par rapport au sommet de la mi-2017 (8,2 fois l'Ebitda ; 7,3 fois fin 2018). Une organisation plus orientée client devrait lui permettre de réaliser 150 millions d'euros d'économies d'ici la fin 2020. Le dividende passe de 0,35 à 0,25 euro par action, soit un ratio de distribution de 56%, alors que la fourchette historique se situe entre 40 et 50%.L'action a bondi de 10% à l'annonce des résultats annuels, mais s'est repliée depuis que l'on sait que les intempéries aux Etats-Unis ont entraîné une augmentation des stocks d'engrais. Avec une année de retard, K+S peut enfin s'attaquer à la réduction de son endettement. A 13,5 fois le bénéfice et une valeur d'entreprise (EV) de près de 8 fois l'Ebitda escomptés pour 2019, le titre pourrait bien intégrer le portefeuille modèle. Conseil: acheter Risque: élevéRating: 1CCours: 16,19 eurosTicker: SDF GYCode ISIN: DE000KSAG888Marché: FrancfortCapit. boursière: 3,10 milliards EURC/B 2018: 36C/B attendu 2019: 13,5Perf. cours sur 12 mois: -32%Perf. cours depuis le 01/01: +3%Rendement du dividende: 1,5%