La société enCore Energy Corp est active dans l'extraction d'uranium, un secteur complexe. A sa tête, William Sheriff, par ailleurs son fondateur, pour qui les étapes du cycle nucléaire n'ont plus aucun secret, qui a su s'entourer d'une équipe technique très expérimentée.
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La société enCore Energy Corp est active dans l'extraction d'uranium, un secteur complexe. A sa tête, William Sheriff, par ailleurs son fondateur, pour qui les étapes du cycle nucléaire n'ont plus aucun secret, qui a su s'entourer d'une équipe technique très expérimentée. William Sheriff était la figure de proue d'Energy Metals Corp (EMC), une entreprise qui a su tirer profit de la précédente phase haussière de l'uranium, de 2003 à 2007. Fin 2003, EMC, dotée d'un capital initial de 1,7 million de dollars, a commencé à racheter à très bas prix un certain nombre de concessions minières aux Etats-Unis. En l'espace de 30 mois à peine, William Sheriff a réalisé cinq fusions/acquisitions... et a également cédé EMC, pour pas moins de 1,8 milliard de dollars (!), à Uranium One en juin 2007, au sommet du cycle. Désireux de rééditer l'exploit, l'homme a ensuite fondé enCore Energy en 2009. Six mois après l'introduction en Bourse en 2010, le cours de l'action avait quadruplé. Mais après la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, en mars 2011, l'uranium est tombé en disgrâce. William Sheriff a en conséquence laisser dormir la société pendant des années - les dépenses et les émissions d'actions ont diminué, mais l'entreprise a tout de même acquis quelques projets ciblés. Depuis le printemps de 2020, William Sheriff affiche de nouveau un bel optimisme: il s'attend à ce que le prix de l'uranium augmente durablement (une décennie) mais plus lentement qu'au cycle précédent, où il était passé de 9 à 140 dollars la livre sur le marché au comptant. Selon lui, le contexte de marché devrait s'améliorer dans les deux ans, une hausse des prix plus marquée n'étant par ailleurs pas à exclure si la production continue d'être interrompue en raison du Covid-19.enCore entend se distinguer non en accumulant autant de réserves d'uranium que possible, mais en s'imposant d'ici cinq ans comme un acteur incontournable du marché américain grâce à la méthode de production par récupération in situ (ISR). Elle a franchi une étape importante en ce sens en septembre en acquérant tous les actifs américains liés à l'uranium de Westwater Resources, dont deux installations de production autorisées au Texas. Ses stocks ont ainsi doublé (notamment au Nouveau-Mexique) et, surtout, l'entreprise sera en mesure de produire dans les 12 mois si le prix de l'uranium est suffisamment élevé. D'autres acquisitions sont envisagées. Après l'annonce, la société a levé 4,8 millions de dollars canadiens, à 0,40 dollar par action. Epinglons la formation, début 2020, de Group11 Technologies, joint-venture non cotée dans laquelle enCore a une participation 40% et qui, avec la technologie de production ISR, espère proposer une variante aux solutions au cyanure pour l'heure utilisées. Group11 testera prochainement la technologie dans différents types de projets et entend lancer un premier projet pilote d'ici 2023. Une révolution de l'extraction des matières premières serait bienvenue alors que l'impact des activités d'exploitation minière sur l'environnement est au coeur des préoccupations.Nous lançons le suivi d'enCore Energy avec un conseil positif. Mais soyez bien conscient des risques. L'action n'a sa place que dans un portefeuille d'actions diversifié. En dépit de la forte volatilité, la société semble bien placée, sous l'égide de William Sheriff, pour obtenir un rendement supérieur à la moyenne pendant la (décennie de) hausse de l'uranium qui vient de s'amorcer. Au vu de la liquidité faible, des ordres à cours limité s'imposent.Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 0,36 dollar canadienTicker: EU CNCode ISIN: CA29259W1068 Marché: TorontoCapit. boursière: 62 millions CADC/B 2019: -C/B attendu 2020: -Perf. cours sur 12 mois: +176,9%Perf. cours depuis le 01/01: +111,8%Rendement du dividende: -