Les résultats 2014 du producteur flamand de profils en PVC pour portes et fenêtres n'entreront pas dans les annales. Pour autant, on ne peut pas dire que l'année dernière fut morne. Le groupe planche en effet sur son avenir. En témoigne l'acquisition stratégiquement importante, à la fin de l'été, de Pimas, le pionnier des systèmes de fenêtres en PVC en Turquie, actif sous le nom de Pimapen. Cette acquisition ne lui procure pas seulement quelque 60 millions EUR de chiffre d'affaires (CA) supplémentaire. Pimapen est l'enseigne la plus connue de production de fenêtres de qualité en Turquie, qui dispose d'un réseau de 1200 points de vente. Deceuninck est ac...

Les résultats 2014 du producteur flamand de profils en PVC pour portes et fenêtres n'entreront pas dans les annales. Pour autant, on ne peut pas dire que l'année dernière fut morne. Le groupe planche en effet sur son avenir. En témoigne l'acquisition stratégiquement importante, à la fin de l'été, de Pimas, le pionnier des systèmes de fenêtres en PVC en Turquie, actif sous le nom de Pimapen. Cette acquisition ne lui procure pas seulement quelque 60 millions EUR de chiffre d'affaires (CA) supplémentaire. Pimapen est l'enseigne la plus connue de production de fenêtres de qualité en Turquie, qui dispose d'un réseau de 1200 points de vente. Deceuninck est actif depuis déjà 14 ans entre l'Europe et l'Asie, non sans succès. Ensemble, ils deviendront le numéro un du deuxième marché de fenêtres en PVC d'Europe (325.000 tonnes de volume par an), avec encore un important potentiel de croissance pour les décennies à venir. Pimas gère deux sites de production. Le plus grand est à Gebze (Turquie), mais depuis 2007, un deuxième s'est ajouté à Rostov-on-Don (Russie). La Russie est le plus important marché de châssis d'Europe (370.000 tonnes de volume par an) et Deceuninck y est également actif depuis une dizaine d'années. Il ajoute la marque Enwin à son assortiment de produits. L'acquisition stratégique de Pimas impliqua par ailleurs, un an déjà après l'annonce de l'acquisition, une augmentation de capital de 50 millions EUR par placement privé. Celle-ci a permis à Gramo BVBA, le holding contrôlé par Francis Van Eeckhout, un entrepreneur belge spécialisé dans les matériaux de construction, de devenir actionnaire de référence, avec plus de 20% des titres. Le holding Sofina y a également participé, pour obtenir une participation de 17,5%. Les chiffres après 9 mois expliquent que la direction de l'entreprise ait dû procéder à l'acquisition de Pimas. Les marchés domestiques en Europe occidentale se sont moins bien comportés en raison de la faible croissance économique. Le marché français de la construction résidentielle est en repli. Mais même l'Allemagne, que Deceuninck inclut dans le groupe Europe centrale et de l'Est, est confrontée à un affaiblissement du marché de la construction. Sans parler, pour cette région, de la Russie elle-même... La croissance provient essentiellement des pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) et de la Turquie et d'autres pays émergents. Du moins si l'on compte en devise locale. Au Brésil, Deceuninck a repris son distributeur local de profilés Althera, ce qui a donné lieu à la mise sur pied de la filiale Deceuninck do Brazil. Après 9 mois, le CA s'élevait à 405,6 millions EUR ou -0,9% par rapport à la période comprise entre janvier et septembre 2013. Au 1er semestre, le CA avait encore connu une progression de 0,4%, mais le cash-flow opérationnel (EBITDA) avait reflué de 20%, à 15,2 millions EUR, et le bénéfice opérationnel (EBIT) de 40%, à 4 millions EUR.ConclusionDeceuninck est clairement en retrait, avec une valorisation très raisonnable, et des ratios tels qu'un EV/EBITDA de 6,1 pour 2015, un cours/CA de 0,3 et un cours/valeur comptable de 0,9. D'où notre relèvement de conseil. Même s'il faudra faire preuve d'un peu de patience, avant que l'action surperforme la moyenne du marché.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B