En cette période de crise sanitaire, l'entreprise se porte bien mieux que prévu, ce que Francis Van Eeckhout, son CEO et actionnaire de référence, ne pouvait pas passer sous silence. La tendance du premier semestre se confirme donc largement.
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En cette période de crise sanitaire, l'entreprise se porte bien mieux que prévu, ce que Francis Van Eeckhout, son CEO et actionnaire de référence, ne pouvait pas passer sous silence. La tendance du premier semestre se confirme donc largement. Il ressort du rapport intermédiaire publié à l'issue du troisième trimestre que le groupe a connu un bel été: le chiffre d'affaires s'est accru de 7,5%, de 165,3 à 177,7 millions d'euros, entre juillet et septembre. Les ventes se sont redressées en Europe occidentale et en Turquie après leur plongeon au deuxième trimestre, et en Amérique du Nord, le groupe a consolidé sa position de marché. Ne s'attendant pas à la publication de ce rapport, les analystes n'avaient émis aucune prévision de chiffre d'affaires pour le troisième trimestre, mais l'on peut aisément déduire de leurs estimations pour le deuxième semestre que la croissance rapportée se révèle plus forte qu'attendu. Alors que Deceuninck avait achevé le premier semestre sur un recul de son chiffre d'affaires de 7,4% en un an (de 312,5 à 289,2 millions d'euros), trois mois plus tard, ce dernier n'est plus que légèrement inférieur à celui de l'an passé (467 millions, contre 478 millions d'euros au terme des trois premiers trimestres de 2019). L'actuelle vague de Covid-19 pourrait néanmoins affecter les ventes du quatrième trimestre dans la plupart des pays où le groupe est actif. Si c'était le cas, le chiffre d'affaires de l'an dernier (633,8 millions d'euros) pourrait ne pas être égalé en 2020. Durant le premier semestre, la rentabilité a évolué d'une façon bien plus spectaculaire que le chiffre d'affaires. Au mépris du confinement et des nombreuses restrictions imposées à l'échelle internationale, le cash-flow opérationnel (Ebitda) affichait fin juin un retrait de 7,8% seulement en un an (de 30,2 à 27,8 millions d'euros) - à la grande surprise, déjà, des analystes, qui n'attendaient que 21,9 millions d'euros. La rentabilité, au troisième trimestre, n'a pas déçu non plus, bien au contraire: l'Ebitda a bondi de 18,4 millions à 31,2 millions d'euros en glissement annuel. Sur les trois premiers trimestres de l'année, l'Ebitda a augmenté de 22%, à 59,1 millions d'euros, malgré le (léger) tassement du chiffre d'affaires. La marge d'Ebitda s'établit donc à 12,6% (10,2% au troisième trimestre de 2019). Ainsi Deceuninck est-il parvenu en un an à alléger considérablement sa dette financière nette, passée de 160,6 à 96,2 millions d'euros au 30 septembre - un véritable tour de force. Deceuninck a récemment cédé un certain nombre d'actions de sa filiale turque Ege Profil Ticaret ve Sanayi AS. Sa participation dans cette entreprise qui a brillé en Bourse est passée de 95,9% à 93,4%, et pourrait bien être prochainement réduite de 5% encore, car pour maintenir la cotation sur le segment le plus liquide de la Bourse turque, le flottant doit être supérieur à 10%. Le rapport du troisième trimestre témoigne de la bonne gestion de Deceuninck. A environ 1 fois la valeur comptable et avec un rapport valeur de l'entreprise/Ebitda escompté de 7,5 sur un exercice difficile, la valorisation n'exprime pas tout le potentiel de l'action. Cette parfaite candidate à un redressement mérite vraiment sa place dans le portefeuille modèle; nous envisageons d'abaisser la limite de cours de notre ordre d'achat. Nous maintenons notre conseil. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 1,56 euroTicker: DECB BBCode ISIN: BE0003789063Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 214,8 millions EURC/B 2019: -C/B attendu 2020: -Perf. cours sur 12 mois: -18%Perf. cours depuis le 01/01: -25%Rendement du dividende: -