Le groupe biopharmaceutique belge a enregistré au premier trimestre une croissance solide de son chiffre d'affaires (CA; +15%), à 1,12 milliard d'euros. Les analystes avaient prévu moins (89 millions d'euros). Les trois nouveaux médicaments phares CVN (Cimzia, Vimpat et Neupro) ont à nouveau bien évolué. Leurs ventes cumulées ont augmenté de 16,5%, à 629 millions d'euros. L'anti-rhumatisme Cimzia, qui est aussi un médicament contre la maladie de Crohn (ventes maximales attendues de 1,5 milliard d'euros), a enregistré un CA de 317 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 13%. Sur la base des résultats positifs de phase III avec ce produit, UCB introduira au troisième trimestre une demande d'homologation pour le traitement du psoriasis. En mars,...

Le groupe biopharmaceutique belge a enregistré au premier trimestre une croissance solide de son chiffre d'affaires (CA; +15%), à 1,12 milliard d'euros. Les analystes avaient prévu moins (89 millions d'euros). Les trois nouveaux médicaments phares CVN (Cimzia, Vimpat et Neupro) ont à nouveau bien évolué. Leurs ventes cumulées ont augmenté de 16,5%, à 629 millions d'euros. L'anti-rhumatisme Cimzia, qui est aussi un médicament contre la maladie de Crohn (ventes maximales attendues de 1,5 milliard d'euros), a enregistré un CA de 317 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 13%. Sur la base des résultats positifs de phase III avec ce produit, UCB introduira au troisième trimestre une demande d'homologation pour le traitement du psoriasis. En mars, le marché a été soulagé d'apprendre qu'une deuxième plainte contre le dernier brevet qui protège l'anti-épileptique Vimpat (pic de ventes attendu de 1,2 milliard d'euros) aux États-Unis avait été rejetée. Le CA de Vimpat s'est accru de 27%, à 239 millions d'euros. Enfin, Neupro, le médicament destiné à traiter la maladie de Parkinson et le syndrome des membres sans repos (sommet de ventes attendu de 400 millions d'euros), a vu son CA progresser d'un timide 3%, à 73 millions d'euros. La plus grande surprise émane de l'ancien médicament vedette Keppra, utilisé pour traiter l'épilepsie, qui a renoué avec la croissance de ses ventes malgré une échéance de brevet aux États-Unis et en Europe, grâce à sa croissance dans d'autres pays (surtout le Japon), en l'occurrence à 210 millions d'euros (+25%). Outre l'augmentation du CA du trio CVN à un minimum de 3,1 milliards d'euros d'ici 2020, l'accélération de la croissance est le deuxième pilier de la stratégie de croissance d'UCB. Le groupe mise dans ce cadre avant tout sur Briviact, indiqué dans le traitement d'appoint des crises d'épilepsie chez les patients d'au moins 16 ans, qui a été mis sur le marché l'an dernier. En 2016, Briviact a donc contribué pour la première fois au chiffre d'affaires, à hauteur de 18 millions d'euros. D'ici 2026, ses ventes sont estimées à minimum 450 millions d'euros. Romosozumab devrait lui aussi assurer une part importante de la croissance à venir. Au deuxième trimestre, nous connaîtrons les résultats d'une quatrième étude de phase III (ARCH) avec ce candidat médicament contre l'ostéoporose, et le 19 juillet, l'Agence sanitaire américaine (FDA) se prononcera sur sa commercialisation. Les bonnes ventes de CVN, Keppra et Briviact ont encore été complétées par le revenu unique de 56 millions d'euros issu de la mise en licence de Xyzal, qui traite les affections allergiques. Malgré ces très bons chiffres, la direction n'a pas relevé ses prévisions annuelles précédentes (et prudentes) d'un chiffre d'affaires situé entre 4,25 et 4,35 milliards d'euros. Elle a également confirmé ses prévisions d'un cash-flow opérationnel récurrent (REBITDA) compris entre 1,15 et 1,2 milliard d'euros et d'un bénéfice net récurrent par action dans une fourchette de 3,7 à 4 euros.L'année a bien commencé pour UCB. A présent il nous faut attendre les résultats de phase III et ensuite l'approbation de Romosozumab. La décision de la FDA sera plus que probablement positive, et sur cette base, nous estimons que la valorisation est suffisamment attrayante, à 18,3fois le bénéfice escompté cette année et un rapport attendu entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA) de 12. Nous lui préférons cependant toujours sa société mère Tubize (décote de quelque 35% par rapport à UCB). Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euro (EUR)Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 13,7 milliards EURC/B 2016 : 22C/B attendu 2017 : 18Perf. cours sur 12 mois : 0 %Perf. cours depuis le 01/01 : +15 %Rendement du dividende : 1,6 %