Le 1er trimestre fut comme prévu plutôt maigre pour la compagnie maritime belge, ce qui contraste nettement avec les excellents résultats enregistrés 12 mois auparavant. Le prix de l'affrètement des Very Large Crude Carriers (VLCC; capacité maximale de 320.000 tonnes) s'est élevé à 14.000 dollars par jour en moyenne, contre 72.750 dollars au 1er trimestre de 2020 et 35.195 dollars un an plus tôt. Pour les Suezmax (150.000-165.000 tonnes), la moyenne s'est établie à 11.500 dollars (59.250 et 27.380). Au 4e trimestre de 2020, les VLCC ont rapporté 20.500 dollars par jour en moyenne et les Suezmax, 12.300. Le seuil de rentabilité (ni profit, ni perte) se situe à 28.900 et 26.400 dollars par jour. Le chiffre d'affaires du 1er trimestre s'est établi à 11...

Le 1er trimestre fut comme prévu plutôt maigre pour la compagnie maritime belge, ce qui contraste nettement avec les excellents résultats enregistrés 12 mois auparavant. Le prix de l'affrètement des Very Large Crude Carriers (VLCC; capacité maximale de 320.000 tonnes) s'est élevé à 14.000 dollars par jour en moyenne, contre 72.750 dollars au 1er trimestre de 2020 et 35.195 dollars un an plus tôt. Pour les Suezmax (150.000-165.000 tonnes), la moyenne s'est établie à 11.500 dollars (59.250 et 27.380). Au 4e trimestre de 2020, les VLCC ont rapporté 20.500 dollars par jour en moyenne et les Suezmax, 12.300. Le seuil de rentabilité (ni profit, ni perte) se situe à 28.900 et 26.400 dollars par jour. Le chiffre d'affaires du 1er trimestre s'est établi à 113,4 millions de dollars (416,7 millions un an plus tôt) et le bénéfice net, de 225,6 millions au 31 mars 2020, s'est mué en une perte de 71 millions de dollars. Ces tarifs résultent de la faiblesse de la demande de pétrole, elle-même due à la situation sanitaire (5% à 6% sous les niveaux d'avant la crise), ainsi que de l'offre limitée d'or noir, pour cause de restrictions de production. La direction prévoyait que les tarifs, et les valeurs résiduelles que porte le prix élevé de l'acier, allaient entraîner cette année de nombreuses mises au rebut de navires anciens; ce n'est toutefois pas encore le cas, puisque l'on estime que 66 VLCC et 29 Suezmax (8% et 5% de la flotte mondiale respectivement) sont utilisés pour l'exportation illégale de pétrole iranien et vénézuélien, un phénomène susceptible de retarder de quelques mois la remontée des tarifs de fret escomptée pour la fin de l'année.Les commandes de fabrication n'avaient plus été si clairsemées depuis 25 ans (moins de 10% de la flotte mondiale). Cela fait en outre six mois qu'une grande partie de la capacité des chantiers navals disponible jusqu'en 2024 est absorbée par des commandes venant de segments en plein essor. L'attention croissante portée aux normes environnementales par les banques bailleuses de fonds soutiendra le retrait progressif des bâtiments anciens. A court terme, le premier ralentissement prévu de la réduction de la production de pétrole (2,1 millions de barils de production supplémentaire par jour, sur une réduction de 7,2 millions de barils par jour) aidera le marché de la location de pétroliers. Avec des tarifs moyens de 10.000 dollars pour 48% de la capacité disponible des VLCC et de 10.500 dollars pour 41% de celle des Suezmax, les perspectives, pour le 2e trimestre, sont peu encourageantes. Pour tirer le meilleur parti du ralentissement économique, les entretiens programmés ont été avancés autant que possible. Conformément à la stratégie, tout trimestre déficitaire se traduit par le versement d'un dividende trimestriel limité à 0,03 dollar brut par action. Euronav continue de renouveler très activement sa flotte. Il a acquis en février deux Suezmax neufs, dont la livraison est prévue pour le début de 2022. Il a également vendu avec une plus-value de 1,2 million de dollars, et reloué pour trois ans, un VLCC âgé de 12 ans. Il a commandé en avril deux nouveaux VLCC (avec une option pour un troisième), pour un montant total de 186 millions de dollars; la livraison est prévue pour fin 2022 et début 2023.Le marché a bien réagi au rapport trimestriel. La conjoncture est difficile, mais Euronav est parfaitement positionné pour profiter de la reprise attendue vers 2022, ce qui limite le risque de baisse du cours. L'action reste en portefeuille. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 7,54 eurosTicker: EURN BBCode ISIN: BE0003816338 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,66 milliard EURC/B 2020: 4C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: -18%Perf. cours depuis le 01/01: +10%Rendement du dividende: 1,3%