Le premier trimestre vient de se clôturer, et la direction d'EVS n'est jamais pressée d'annoncer les chiffres relatifs à cette période, la moins rentable du cycle. C'est en effet le premier trimestre d'une année impaire, c'est-à-dire sans grand événement sportif. Et effectivement, le premier trimestre 2017 ne fut certainement pas le meilleur de l'histoire de cet acteur spécialisé dans le reportage sportif en direct. Sur les trois premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires (CA) s'est limité à 24,5 millions d'euros, ce qui ne représente pas seulement 8,7% de moins que les 26,9 millions d'euros de la même période en 2016, mais aussi 8% de moins que les estimations des analystes. Le CA et le bénéfice évoluent évidemment au gré des événements ...

Le premier trimestre vient de se clôturer, et la direction d'EVS n'est jamais pressée d'annoncer les chiffres relatifs à cette période, la moins rentable du cycle. C'est en effet le premier trimestre d'une année impaire, c'est-à-dire sans grand événement sportif. Et effectivement, le premier trimestre 2017 ne fut certainement pas le meilleur de l'histoire de cet acteur spécialisé dans le reportage sportif en direct. Sur les trois premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires (CA) s'est limité à 24,5 millions d'euros, ce qui ne représente pas seulement 8,7% de moins que les 26,9 millions d'euros de la même période en 2016, mais aussi 8% de moins que les estimations des analystes. Le CA et le bénéfice évoluent évidemment au gré des événements sportifs, comme la Coupe d'Europe ou mondiale de football, ou encore les jeux olympiques. Cette année, ces événements n'ont pas lieu. Lors de ces méga-événements, EVS peut louer beaucoup de matériel supplémentaire ; en 2016, pour un total de 12,1 millions d'euros sur un CA annuel de 130,8 millions d'euros. Par ailleurs, en l'absence de nouveaux investissements importants par les grandes sociétés de médias, force est de constater que le CA n'augmente plus de manière organique depuis cinq ans. À cet égard, on note cependant une certaine amélioration chez EVS. Compte tenu des marges généreuses que l'entreprise dégage du fait de sa position de marché solide, une hausse ou une baisse du CA a un effet sensible sur l'évolution du bénéfice. Observons le premier trimestre. La baisse de 8,7% du CA s'est traduite par une baisse de 34,8% du bénéfice opérationnel (EBIT ; de 7,6 à 4,9 millions d'euros). Ou un plongeon de la marge d'EBIT de 28,1 à 20,1%. C'est aussi 22% de moins que le consensus des analystes. L'an dernier, le groupe a encore réalisé une hausse de son EBIT de 32,6 à 46,2 millions d'euros, soit une augmentation de 41% ou une amélioration de la marge d'EBIT de 27,6 à 35,3%. L'évolution du résultat net est en ligne avec le bénéfice opérationnel. On note une baisse de 4,9 à 3,6 millions d'euros, soit 26,9%. Le bénéfice par action s'est quant à lui replié de 0,36 à 0,26 euro. Le CEO Muriel De Lathouwer s'est exprimée en termes relativement positifs au sujet du carnet de commandes. Au 10 mai, celui-ci totalisait 35,5 millions d'euros pour l'année 2017. C'est globalement une stagnation par rapport à trois mois plus tôt. Le carnet de commandes total s'élève à 54 millions d'euros, car il comprend aussi déjà 18,5 millions d'euros de commandes pour 2018, marquée par la Coupe du Monde de football en Russie. La direction a cette fois donné une fourchette de CA attendu pour 2017, mais la visibilité demeure assez limitée. Cette fourchette est comprise entre 115 et 130 millions d'euros (les analystes prévoient en moyenne 123 millions), ce qui suppose une amélioration durant le reste de l'année. En novembre, un dividende intérimaire de 0,60 euro a été versé, auquel viendra s'ajouter en mai un dividende final de 70 centimes d'euro, ce qui nous amène à 1,30 euro brut par action pour l'exercice 2016 (contre 1 euro en 2015). Le premier trimestre des années impaires est toujours difficile pour EVS. Le carnet de commandes confirme cependant que nous nous trouvons à nouveau en cycle haussier. Les années impaires, la valorisation est toutefois légèrement plus élevée, à 11,5 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel ou EBITDA 2017 (9 pour 2018). C'est pourquoi nous maintenons notre conseil positif.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 490 millions EURC/B 2016 : 15,5C/B attendu 2017 : 19Perf. cours sur 12 mois : +29 %Perf. cours depuis le 01/01 : +9 %Rendement du dividende : 3,6 %