Les rapports trimestriels de Barco (avril et octobre) se limitent à livrer le chiffre d'affaires (CA) et l'évolution du nombre de nouvelles commandes. En l'occurrence, tant le CA que les commandes se sont révélés inférieurs aux prévisions entre janvier et mars. Le CA du groupe a reflué de 3,5%, à 246,2 millions d'euros, ce qui est bien en-deçà du consensus à 269 millions d'euros. Ce repli est principalement imputable à la division Entertainment. Celle-ci regroupe les activités cinématographiques numériques, où Barco est leader de marché, et les écrans professionnels pour les grands événements. En 2016, cette division, qui a enregistré une hausse de son CA de 12,4%, fut le pôle enregistrant la croissance la plus rapide. Du fait d'une plus faible demande en Chine et aux États-Unis, l...

Les rapports trimestriels de Barco (avril et octobre) se limitent à livrer le chiffre d'affaires (CA) et l'évolution du nombre de nouvelles commandes. En l'occurrence, tant le CA que les commandes se sont révélés inférieurs aux prévisions entre janvier et mars. Le CA du groupe a reflué de 3,5%, à 246,2 millions d'euros, ce qui est bien en-deçà du consensus à 269 millions d'euros. Ce repli est principalement imputable à la division Entertainment. Celle-ci regroupe les activités cinématographiques numériques, où Barco est leader de marché, et les écrans professionnels pour les grands événements. En 2016, cette division, qui a enregistré une hausse de son CA de 12,4%, fut le pôle enregistrant la croissance la plus rapide. Du fait d'une plus faible demande en Chine et aux États-Unis, le CA a fléchi au premier trimestre de 10,8%, à 122,6millions d'euros, près de 13millions d'euros sous le consensus. La division Enterprise a toutefois pu enregistrer une croissance (+6,8%), contrairement à l'an dernier. Au niveau du Healthcare, la hausse du CA était plus réduite au premier trimestre (+3,3%) que la moyenne de 2016 (8,6%). Le nombre de nouvelles commandes, à 283,5millions d'euros (+0,9%), s'est révélé légèrement inférieur aux prévisions. La valeur totale du carnet de commandes, à près de 355 millions d'euros, s'est cependant accrue de plus de 10% par rapport à la situation un an plus tôt. Barco a confirmé ses projections annuelles pour cet exercice. Le CA connaîtra une croissance de 4 à 6% alors que la rentabilité est appelée à s'améliorer. L'an dernier, la marge sur le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'est établie à 8%, contre 7,2% un an plus tôt. Dans la plus grande division particulièrement (Entertainment), le groupe peut enregistrer encore un net progrès. La division contribue à la moitié du CA mais la marge d'EBITDA de 5,3% était sensiblement plus faible que la moyenne du groupe l'an dernier. Les marges d'Enterprise et de Healthcare, à respectivement 11,4% et 10,5%, sont nettement plus élevées. Barco a revendu au spécialiste américain ETC sa division spécialisée High End Systems, qui fabrique des spots numériques pour les importants événements live. Barco l'avait acquise en 2008 mais l'activité n'est jamais parvenue à atteindre les objectifs ambitieux du groupe. Dans l'espoir de réaliser des synergies, Barco l'avait intégrée à la division Entertainment. Hélas, la situation n'a pu être infléchie. En neuf années, le CA a reculé de 36 à 20 millions d'euros à peine. Barco n'a pas de dettes, et a clôturé l'année 2016 avec une trésorerie de près de 287 millions d'euros ou 22 euros par action. Mais quelque 100 millions d'euros de cette somme sont contenus dans China Film Group, la joint-venture au travers de laquelle Barco fournit du cinéma numérique au marché local chinois. Cette part n'est donc pas immédiatement disponible pour d'autres transactions. Les investisseurs qui avaient espéré un dividende exceptionnel en sont pour leurs frais. Barco met de côté 200 millions d'euros pour des investissements visant la croissance mais souligne qu'il misera surtout sur la croissance organique et non sur d'importantes acquisitions. Le groupe a relevé le dividende ordinaire cette année de 1,75 à 1,9 euro par action.Barco a confirmé ses prévisions annuelles. La réaction de cours négative est donc plutôt le résultat de prises de bénéfices en réaction à la forte hausse des derniers mois. Lors de la journée des investisseurs, nous avons compris qu'il était inutile d'espérer un dividende supplémentaire. C'est cependant un choix judicieux pour une entreprise de croissance. Du fait de la valorisation assez élevée, nous nous contentons d'un conseil neutre.Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BDevise : euro (EUR)Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,18 milliard EURC/B 2016 : 76C/B attendu 2017 : 22Perf. cours sur 12 mois : +48 %Perf. cours depuis le 01/01 : +13 %Rendement du dividende : 2,1 %