Encore un avertissement sur bénéfice ! Et à nouveau sous le sapin de Noël ! Les actionnaires de D'Ieteren vont finir par être systématiquement angoissés à l'approche des fêtes de fin d'année... Ce troisième avertissement pose sérieusement question par rapport à la crédibilité de la direction et l'efficacité du modèle d'affaires de Belron, la filiale Vitrage, qui doit à nouveau contribuer à assurer une croissance du bénéfice. L'année prochaine sera dès lors cruciale pour le groupe. Pour 2014, celui-ci prévoit une baisse du bénéfice brut courant d'un peu plus de 10%, au lieu de "environ 10%", tel que prévu initialement. L'an prochain, ce bénéfice devrai...

Encore un avertissement sur bénéfice ! Et à nouveau sous le sapin de Noël ! Les actionnaires de D'Ieteren vont finir par être systématiquement angoissés à l'approche des fêtes de fin d'année... Ce troisième avertissement pose sérieusement question par rapport à la crédibilité de la direction et l'efficacité du modèle d'affaires de Belron, la filiale Vitrage, qui doit à nouveau contribuer à assurer une croissance du bénéfice. L'année prochaine sera dès lors cruciale pour le groupe. Pour 2014, celui-ci prévoit une baisse du bénéfice brut courant d'un peu plus de 10%, au lieu de "environ 10%", tel que prévu initialement. L'an prochain, ce bénéfice devrait à nouveau progresser de 10%, même si c'est moins que ce que les actionnaires espéraient. D'Ieteren a anticipé des conditions climatiques défavorables pour Belron (un hiver doux et serein), ce qui devrait éviter un 4eavertissement sur bénéfice. Mais Belron peut-il, indépendamment de la météo, assurer à nouveau une croissance du bénéfice. Ces 12 derniers mois, les ventes se sont accrues de 1,3%, dont seule une petite partie est organique. En Europe, les parts de marché ont augmenté mais les ventes ont reculé de 6,6% en raison de l'hiver clément. Hors Europe, les ventes ont progressé de 8,3%, surtout grâce à l'hiver plus rigoureux à l'Est des Etats-Unis. La direction doit cependant constater actuellement une embellie du marché, car la tendance de D'Ieteren Auto est neutre, et pourtant la direction prévoit une croissance du bénéfice de plus de 10% au niveau du groupe. Ces perspectives positives reposent en partie sur les mesures de restructuration entreprises récemment par Belron afin de soutenir sa rentabilité. La direction a pris plusieurs mesures sur divers marchés. En Chine, qui constitue le principal marché automobile, Belron arrête les activités de commerce de gros et ferme les points de service non rentables. En Italie également, il restructure ses activités en raison d'un repli du marché de 8% et de la résiliation d'un accord de collaboration avec l'un des plus importants assureurs du pays. Aux Pays-Bas, le marché s'est tassé de moitié au cours des 5 dernières années après la mise en service d'une meilleure technologie de revêtement, ce qui a ramené le bris de glace à la moyenne européenne. La plus grosse raclée a été prise au Royaume-Uni. Depuis 2010, le marché s'y est tassé de 40%, ce qui pèse évidemment sur la rentabilité malgré les mesures d'économie prises. Compte tenu de cette baisse structurelle de la rentabilité, Belron a été contraint d'amortir à nouveau 89 millions EUR sur la valeur encore comptabilisée pour les activités britanniques. Au total, Belron a dû procéder à 98 millions de dépréciations et enregistrer 41 millions EUR de charges de restructuration. Les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés démontrent que la concurrence s'intensifie et que la croissance dans les pays émergents est tout sauf évidente.ConclusionAprès trois mises en garde, les investisseurs paient encore 13 fois le bénéfice (courant) attendu pour l'an prochain. La direction aura toutes les peines du monde à prouver que Belron est capable de maintenir la concurrence à distance. D'où notre abaissement de conseil et la suppression du titre de la Sélection.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2B