Malgré des résultats relativement solides au premier trimestre, le groupe n'a pas relevé ses prévisions de bénéfice. D'Ieteren s'en tient cette année à une augmentation du bénéfice courant de 10%. Le bénéfice comparable reste stable car la filiale Moleskine contribuera pour la première fois pour une année complète au bénéfice. Au premier semestre de cette année, le bénéfice net pourrait lui aussi rester stable, ce qui reviendrait en définitive à un repli du bénéfice comparable de 10%. La direction pointe du doigt les investissements consentis pour soutenir la croissance et d'autres facteurs intégrés aux comptes sur la période. C'est surtout l'augmentation des bonus à la direction de Belron qui a pesé sur le résultat. Cette année...

Malgré des résultats relativement solides au premier trimestre, le groupe n'a pas relevé ses prévisions de bénéfice. D'Ieteren s'en tient cette année à une augmentation du bénéfice courant de 10%. Le bénéfice comparable reste stable car la filiale Moleskine contribuera pour la première fois pour une année complète au bénéfice. Au premier semestre de cette année, le bénéfice net pourrait lui aussi rester stable, ce qui reviendrait en définitive à un repli du bénéfice comparable de 10%. La direction pointe du doigt les investissements consentis pour soutenir la croissance et d'autres facteurs intégrés aux comptes sur la période. C'est surtout l'augmentation des bonus à la direction de Belron qui a pesé sur le résultat. Cette année, la facture des bonus devrait totaliser 19,3 millions d'euros, par rapport à 9,5 millions d'euros en 2016.La hausse du chiffre d'affaires (CA) de 11,9% au premier trimestre (ou 10,2% sans considérer Moleskine) vaut d'être mentionnée. Celle-ci a été portée en l'occurrence par les trois filiales D'Ieteren Auto, Belron et Moleskine. D'Ieteren Auto a écoulé 16% de véhicules supplémentaires par rapport au premier trimestre 2016, mais dans la mesure où une marque moins lucrative, Seat, s'est particulièrement bien comportée, le CA n'a progressé que de 14%. Les parts de marché sur le marché automobile belge restent à niveau, même si le mois de mai fut plus difficile pour les marques de Volkswagen. Audi souffre de la concurrence accrue de Mercedes et BMW. Les prévisions de bénéfice pour la division Auto restent inchangées et tiennent compte d'une légère augmentation du bénéfice courant.Le CA de Belron s'est accru de 6%, grâce surtout à la hausse des ventes en Europe. C'est notable, car le marché européen était à la traîne ces dernières années. Le marché américain s'est bien mieux comporté, mais l'hiver assez clément a freiné la croissance outre-Atlantique. La part de marché a continué cependant à y augmenter. Pour Belron également, la direction a confirmé les prévisions annuelles, une augmentation modérée du CA et un léger repli du bénéfice courant en raison des bonus plus élevés attribués à la direction.En marge de l'assemblée générale, le CEO du groupe, Axel Miller, a déclaré que de nombreux acteurs témoignaient leur intérêt pour une participation minoritaire dans Belron. D'Ieteren espère vendre une participation de Belron pour pouvoir réaliser un nouvel investissement, comme il l'a fait avec Moleskine. Cette diversification ultérieure risque de conférer à l'action une réduction propre à un holding, même si la direction nie vouloir faire de D'Ieteren un holding. Moleskine a vu son CA progresser de 13,8% au premier trimestre, et son bénéfice devrait pouvoir grossir de plus de 10% cette année. La rentabilité y est encore sous pression du fait des investissements dans de nouveaux magasins et du développement en cours de la plateforme d'e-commerce.Les résultats du premier trimestre confirment l'évolution positive des trois activités principales de D'Ieteren. La stratégie du groupe consistant à diversifier davantage les activités pourrait conférer à l'action une réduction propre à un holding, mais sa valorisation est en revanche intéressante. Les investisseurs paient seulement 11 fois le bénéfice, tandis que la valeur de l'entreprise est limitée à 7 fois le cash-flow opérationnel. De telles valorisations sont rares en Bourse. Le conseil d'achat est donc réitéré.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,4 milliards EURC/B 2016 : 11C/B attendu 2017 : 11Perf. cours sur 12 mois : -1 %Perf. cours depuis le 01/01 : +1 %Rendement du dividende : 2,3 %