D'Ieteren annonce pour 2025 un bénéfice opérationnel proche du milliard d'euros et un bénéfice ajusté avant impôt de plus de 950 millions d'euros, soit près du double des chiffres de 2021. Cela semble beaucoup, mais les fondamentaux sont crédibles.
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D'Ieteren annonce pour 2025 un bénéfice opérationnel proche du milliard d'euros et un bénéfice ajusté avant impôt de plus de 950 millions d'euros, soit près du double des chiffres de 2021. Cela semble beaucoup, mais les fondamentaux sont crédibles.Entre 2018 et 2021, le bénéfice ajusté a été multiplié par deux, grâce surtout à Belron, la poule aux oeufs d'or du groupe. D'Ieteren a par ailleurs fait travailler sa colossale trésorerie, en prenant des participations dans TVH Parts et PHE, elles aussi appelées à contribuer au bénéfice. Il est enfin très probable qu'il réalise d'autres acquisitions, profitables aux actionnaires, d'ici à 2025. Alors qu'il dispose toujours d'un trésor de guerre, le groupe s'attend à ce que ses filiales génèrent un flux de trésorerie disponible cumulé de deux milliards d'euros entre 2022 et 2025. Il devrait d'ailleurs faire un grand pas dans cette direction dès cette année, puisque la mise à jour relative au 1er trimestre confirme les bénéfices prévisionnels pour l'exercice (+ 25% par rapport à 2021). Cocasse: les investisseurs avaient placé la barre tellement haut qu'ils ont fait grise mine à l'annonce des prévisions, en mars; ils ont été particulièrement déçus par les perspectives relatives à Belron, dont l'augmentation des bénéfices ne devrait pas dépasser 10% cette année. La hausse des coûts n'autorise en effet pour l'instant aucun accroissement des marges de la filiale.Le chiffre d'affaires (CA) du trimestre est en tout cas le reflet d'un démarrage sur les chapeaux de roue. Le CA de Belron a bondi de 18,5%, sous l'effet conjugué d'une progression des volumes de réparations et de la hausse des prix. La filiale profite du recours croissant aux pare-brise "intelligents", dont la réparation est plus rentable. Cette tendance va à l'évidence soutenir l'accélération de son CA et de son bénéfice pendant des années encore. A brève échéance, la flambée des coûts ralentit la croissance de sa marge bénéficiaire, qui n'en devrait pas moins passer de 21,5% en 2021 à 25% en 2025. Comme son CA progressera d'environ 10% par an, la société devrait pouvoir générer plus de 850 millions d'euros de flux de trésorerie disponible en 2025 et donc, verser de généreux dividendes aux actionnaires; au premier rang desquels figure D'Ieteren, qui détient 50,01% de Belron.Les autres filiales ont elles aussi pris un bon départ. D'Ieteren a su compenser les effets du déclin du marché automobile belge au 1er trimestre par un relèvement de ses prix de vente, qu'autorise la part croissante des voitures premium et électriques. Le CA s'est accru de 6,7%. Le carnet de commandes n'avait jamais été aussi bien garni (94.000 commandes). D'Ieteren Auto vise d'ici à 2025 une croissance de 10% par an au moins de son CA, pour une marge légèrement supérieure. Porté par la hausse des prix et des volumes, le CA de TVH Parts s'est envolé de 24% entre janvier et mars. Moleskine tente lentement mais sûrement de devenir un pilier à part entière du groupe; son CA devrait progresser de 25% cette année, son bénéfice opérationnel, doubler.Porté par l'augmentation généralisée de son CA, D'Ieteren a bien commencé l'année. Ses projections à quatre ans sont ambitieuses, mais crédibles. Au vu de la capitalisation boursière (8,3 milliards d'euros), le marché ne tient pas encore suffisamment compte du potentiel du groupe, potentiel qui repose principalement sur Belron et sur la contribution au bénéfice des participations nouvelles et à venir. Nous maintenons notre recommandation d'achat. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 148 eurosTicker: DIE:BBCode ISIN: BE0974259880Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 8,26 milliards EURC/B 2021: 20C/B attendu 2022: 17Perf. cours sur 12 mois: +64%Perf. cours depuis le 01/01: -14,5%Rendement du dividende: 1,4%