L'agitation qui règne depuis l'annonce des licenciements illustre bien le conflit d'intérêts dont le groupe télécom est la proie. L'Etat détient 53,5% des titres, qui lui rapportent 270 millions d'euros environ chaque année; mais l'Etat est aussi régulateur d'un secteur où évoluent les concurrents de Proximus. Simultanément, le gouvernement a pour mission de préserver l'emploi, alors que les actionnaires privés et institutionnels ont d'autres objectifs en tête. Mais dans un marché concurrentiel, dividende généreux, faibles coûts et interdiction de restructurer sont incompatibles. Dominique Leroy avait mis le doigt sur le problème dès l'an dernier, en insistant sur la nécessité de réduire les dépenses.
...