L'entreprise biopharmaceutique danoise est le numéro un mondial dans les segments du diabète et de l'obésité. Le contraste avec 2016 est net. Les Danois avaient fini par prendre la mauvaise habitude de ne pas satisfaire aux attentes moyennes des analystes. La cause principale en était la pression tarifaire accrue, surtout sur le crucial marché américain (près de 51% du chiffre d'affaires du groupe au deuxième trimestre 2017) des produits à base d'insuline classique (humaine). Au cours des trois premiers mois de l'année, ceux-ci ont tenu le cap par rapport à l'an dernier, et représentent encore près de deux tiers (67%) du chiffre d'affaires (CA) lié au diabète et à l'obé...

L'entreprise biopharmaceutique danoise est le numéro un mondial dans les segments du diabète et de l'obésité. Le contraste avec 2016 est net. Les Danois avaient fini par prendre la mauvaise habitude de ne pas satisfaire aux attentes moyennes des analystes. La cause principale en était la pression tarifaire accrue, surtout sur le crucial marché américain (près de 51% du chiffre d'affaires du groupe au deuxième trimestre 2017) des produits à base d'insuline classique (humaine). Au cours des trois premiers mois de l'année, ceux-ci ont tenu le cap par rapport à l'an dernier, et représentent encore près de deux tiers (67%) du chiffre d'affaires (CA) lié au diabète et à l'obésité, qui s'adjugent l'essentiel du CA du groupe (83%). Globalement, on note malgré tout une croissance du CA de 4% (3% hors effets de change) de 54,67 à 57,09 milliards de couronnes danoises (DKK), soit plus que le consensus. Ces dernières années, le groupe a commercialisé des médicaments qui accroissent l'effet de GLP-1. Chez les patients atteints de diabète de type 2, le niveau de GLP-1 n'est plus suffisant. Dans ce segment, Novo Nordisk domine avec Victoza, qui a enregistré une hausse de 21%, à 11,52 milliards de couronnes danoises. L'utilisation d'insulines modernes est de plus en plus courante (application plus aisée, meilleur contrôle de la glycémie, risque réduit d'hyperglycémie). Et l'entreprise n'a pas manqué cette transition, puisque dans ce segment, il a son médicament vedette Tresiba, qui a connu une hausse du CA de pas moins de 155%, à 3,69 milliards de couronnes. Mais il a aussi Xultophy (IDegLira), une solution injectable quotidienne associant Tresiba et Victoza, qui contribuera à la croissance des ventes. Le troisième pilier (32% de la croissance totale du CA) de la hausse des ventes est la nouvelle-venue Saxenda, qui a enregistré une hausse de son CA de 98%, à 1,22 milliard de couronnes danoises. Cette hormone procure un sentiment de satiété et pourrait devenir cruciale dans le traitement de l'obésité. De plus, les résultats d'essais cliniques de phase III avec le semaglutide de Novo Nordisk s'étant révélés meilleurs qu'avec Trulicity de son concurrent Eli Lilly, ce médicament pourrait devenir le nouveau standard pour le diabète de type 2. Le bénéfice opérationnel (EBIT) s'est accru de 8%, à 26,88 milliards de couronnes, ce qui suppose une hausse de la marge d'EBIT de 45,4 à 47,1%. Sous le nouveau CEO (depuis le 1er janvier) Lars Fruergaard Jorgensen, l'entreprise se porte plutôt bien. Le bénéfice par action s'est hissé de 7,63 à 8,07 couronnes danoises par action (+6%). Novo Nordisk a relevé légèrement les prévisions de croissance du CA (entre +1% et +3%) et de l'EBIT (entre +1% et +5%) en couronnes danoises.Nous avions intégré l'action Novo Nordisk à notre liste de favoris pour cet exercice. Une place bien méritée, vu les résultats trimestriels supérieurs aux prévisions. À 18,5 fois le bénéfice escompté pour 2017 et un rapport attendu entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel de moins de 13 pour 2017, sa valorisation n'est plus aussi intéressante qu'en décembre de l'an dernier.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 2BDevise : dollarMarché : New YorkCapit. boursière : 112,95 milliards USDC/B 2016 : 19C/B attendu 2017 : 18,5Perf. cours sur 12 mois : -1 %Perf. cours depuis le 01/01 : +26 %Rendement du dividende : 2,1 %