Après deux années cauchemardesques, les actionnaires de la Compagnie des Alpes (CDA) poussent un soupir de soulagement. Numéro un mondial du secteur, la CDA est propriétaire de 11 domaines skiables dans les Alpes françaises (dont les prestigieuses stations Tignes, La Plagne et Val d'Isère). Au cours de l'exercice 2020/21 (clos le 30/9/2021), ces derniers n'avaient généré que 11,4 millions d'euros de chiffre d'affaires (CA) en raison des confinements. Entre début octobre 2021 et fin mars 2022, les ventes ont atteint 392 millions d'euros, contre 1,95 million d'euros au 1er semestre de 2020/21, mais elles ont progressé de 11,5% par rapport au 1er semestre de 2018/19 (352,2 millions d'euros), saison de ski non affectée par la crise sanitaire. Cette année, ce sont donc surtout les pistes de ski qui devraient faire la différence.

L'exploitation de ses 13 parcs d'attractions (quatre en Belgique, six en France, et un en Autriche, en Suisse et au Canada) constitue la deuxième grande activité de la CDA. Le groupe occupe la quatrième place en Europe, avec un CA de 120,4 millions d'euros au 1er semestre de 2021/22, soit plus de quatre fois plus qu'à la même période en 2020/21 (27,6 millions d'euros), marquée par la pandémie, mais aussi 29,3% de plus qu'avant la crise (CA de 93,1 millions d'euros au 1er semestre de 2018/19).

Le CA du groupe a fait un bond prodigieux en un an, de 31 millions à 541,2 millions d'euros; par rapport au 1er semestre de 2018/19 (465,7 millions d'euros), la croissance est de 16,2%. Après deux années consécutives dans le rouge, la CDA devrait être bénéficiaire au terme de l'exercice en cours. Le résultat du 1er semestre sera communiqué fin mai. Pour l'ensemble de l'exercice, les analystes visent en moyenne un CA de 883,5 millions d'euros (801,8 millions d'euros en 2018/19) et un bénéfice par action de 0,91 euro, toujours nettement moindre que celui de 2018/19 (1,66 euro). L'amélioration significative du résultat devrait également permettre de réduire l'endettement net.

L'action n'intègre pas encore une éventuelle normalisation des activités de la CDA au cours de cet exercice 2021/22: elle est faiblement valorisée, à 0,65 fois la valeur comptable escomptée, et à un ratio attendu valeur de l'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (Ebitda) de 7. Elle reste dans le portefeuille modèle, et au vu de la belle saison hivernale écoulée et des perspectives favorables pour cet été, nous en abaissons le risque, de "élevé" à "moyen" (rating1B).

Conseil: acheter

Risque: moyen

Rating: 1B

Cours: 13,72 euros

Marché: Paris

Code ISIN: FR0000053324

Ticker: CDA FP

Capit. boursière: 691 millions EUR

C/B 2021: -

C/B attendu 2022: 15

Perf. cours sur 12 mois: -22%

Perf. cours depuis le 01/01: -1%

Rendement du dividende: -

Après deux années cauchemardesques, les actionnaires de la Compagnie des Alpes (CDA) poussent un soupir de soulagement. Numéro un mondial du secteur, la CDA est propriétaire de 11 domaines skiables dans les Alpes françaises (dont les prestigieuses stations Tignes, La Plagne et Val d'Isère). Au cours de l'exercice 2020/21 (clos le 30/9/2021), ces derniers n'avaient généré que 11,4 millions d'euros de chiffre d'affaires (CA) en raison des confinements. Entre début octobre 2021 et fin mars 2022, les ventes ont atteint 392 millions d'euros, contre 1,95 million d'euros au 1er semestre de 2020/21, mais elles ont progressé de 11,5% par rapport au 1er semestre de 2018/19 (352,2 millions d'euros), saison de ski non affectée par la crise sanitaire. Cette année, ce sont donc surtout les pistes de ski qui devraient faire la différence. L'exploitation de ses 13 parcs d'attractions (quatre en Belgique, six en France, et un en Autriche, en Suisse et au Canada) constitue la deuxième grande activité de la CDA. Le groupe occupe la quatrième place en Europe, avec un CA de 120,4 millions d'euros au 1er semestre de 2021/22, soit plus de quatre fois plus qu'à la même période en 2020/21 (27,6 millions d'euros), marquée par la pandémie, mais aussi 29,3% de plus qu'avant la crise (CA de 93,1 millions d'euros au 1er semestre de 2018/19). Le CA du groupe a fait un bond prodigieux en un an, de 31 millions à 541,2 millions d'euros; par rapport au 1er semestre de 2018/19 (465,7 millions d'euros), la croissance est de 16,2%. Après deux années consécutives dans le rouge, la CDA devrait être bénéficiaire au terme de l'exercice en cours. Le résultat du 1er semestre sera communiqué fin mai. Pour l'ensemble de l'exercice, les analystes visent en moyenne un CA de 883,5 millions d'euros (801,8 millions d'euros en 2018/19) et un bénéfice par action de 0,91 euro, toujours nettement moindre que celui de 2018/19 (1,66 euro). L'amélioration significative du résultat devrait également permettre de réduire l'endettement net. L'action n'intègre pas encore une éventuelle normalisation des activités de la CDA au cours de cet exercice 2021/22: elle est faiblement valorisée, à 0,65 fois la valeur comptable escomptée, et à un ratio attendu valeur de l'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (Ebitda) de 7. Elle reste dans le portefeuille modèle, et au vu de la belle saison hivernale écoulée et des perspectives favorables pour cet été, nous en abaissons le risque, de "élevé" à "moyen" (rating1B).Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1B Cours: 13,72 eurosMarché: ParisCode ISIN: FR0000053324Ticker: CDA FPCapit. boursière: 691 millions EURC/B 2021: -C/B attendu 2022: 15Perf. cours sur 12 mois: -22%Perf. cours depuis le 01/01: -1%Rendement du dividende: -