Nous avons commencé le suivi de l'entreprise allemande d'énergie solaire Colexon Energy il y a quelques mois (lire Flash, IB-26B). Fondée en 2008, l'entreprise belge 7C Solarparken a développé, par une combinaison de financements de projets et d'augmentation du capital, un portefeuille de parcs photovoltaïques et de panneaux solaires en Allemagne qui est passé de 5 MW début 2011 à 45 MW en septembre 2014. Mesurée à l'aune des augmentations de capital et à l'évolution du cash-flow réalisé par action, la valeur de l'action a doublé sur cette période. L'acquisition inversée de Colexon Energy par 7C se termine. L'apport en nature des actifs de 7C s'effectuera par l'émission de 24,7 millions d'actions nou...

Nous avons commencé le suivi de l'entreprise allemande d'énergie solaire Colexon Energy il y a quelques mois (lire Flash, IB-26B). Fondée en 2008, l'entreprise belge 7C Solarparken a développé, par une combinaison de financements de projets et d'augmentation du capital, un portefeuille de parcs photovoltaïques et de panneaux solaires en Allemagne qui est passé de 5 MW début 2011 à 45 MW en septembre 2014. Mesurée à l'aune des augmentations de capital et à l'évolution du cash-flow réalisé par action, la valeur de l'action a doublé sur cette période. L'acquisition inversée de Colexon Energy par 7C se termine. L'apport en nature des actifs de 7C s'effectuera par l'émission de 24,7 millions d'actions nouvelles de Colexon, au terme de laquelle le nouveau groupe aura un total de 33,6 millions d'actions en circulation pour une capitalisation boursière de 45,7 millions EUR (cours de 1,36 EUR). La nouvelle Colexon, avec une capacité totale de 72 mégawatts (MW), se classera juste derrière les leaders de l'exploitation de parcs photovoltaïques en Allemagne. Son directeur (CEO) Steven De Proost a entre-temps élaboré la stratégie jusqu'en 2016. Le principal objectif est d'augmenter le cash-flow net par action - le cash-flow opérationnel (EBITDA) moins les charges d'intérêt et les taxes - de 0,26 EUR en 2014 à 0,40 EUR en 2016. Ce bond en avant non négligeable doit provenir d'économies sur les coûts, d'une augmentation du niveau de performance des parcs et d'une croissance sélective. La structure de coûts élevée de l'ancienne Colexon permet d'envisager d'économiser 2 millions EUR d'ici à 2016 et de réduire à 0,25 le nombre d'équivalents temps plein par MW au niveau du groupe. L'écart actuel en matière de performances des parcs s'élève à 5% : 77% chez l'ancienne Colexon et 82% chez 7C. La moitié de cet écart est structurelle, mais le gros de l'autre moitié sera éliminé, ce qui permettra d'améliorer de 0,75% le niveau de performance du groupe (soit 150.000 EUR d'EBITDA supplémentaire par an). En matière de croissance sélective enfin, la direction compte poursuivre la stratégie actuelle consistant à acquérir et à optimiser des parcs photovoltaïques peu performants entre 1 MW et 5 MW en Allemagne et à acheter des terrains de parcs photovoltaïques - entretemps 60 hectares (ha) - avec un rendement d'au moins 8%. Cette double stratégie de croissance offre des opportunités, comme l'a prouvé 7C en septembre, avec l'acquisition d'un parc photovoltaïque (Pflugdorf) de 4,4 MW en Bavière qui présente un niveau de performance supérieur de 5% à la normale. L'éventuel exercice de 4,4 millions de warrants en circulation à 1,56 EUR par action en 2014, 1,76 EUR par action en 2015 ou 1,98 EUR par action en 2016, peut apporter du financement supplémentaire pour la croissance. Sur la base de la stratégie, on attend une hausse de l'EBITDA de 15,4 millions EUR en 2014 à 20 millions EUR en 2016 et une baisse de la position nette d'endettement de 133 millions EUR à 115 millions EUR. Un niveau d'endettement de moins de six fois l'EBITDA en 2016 permettra soit de commencer à distribuer un dividende, soit d'accélérer la croissance par des financements supplémentaires. ConclusionUn changement de nom est souhaitable, car la transformation de Colexon est clairement passée inaperçue sur le marché. Sur la base des objectifs de 2016, nous relevons l'objectif de cours à 2 EUR pour 2016 (5 fois le cash-flow net par action). Vu la liquidité réduite, travaillez avec des ordres limités !Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B