Les résultats du géant américain des boissons restent capricieux. Il y a neuf mois, une série d'annonces avait réjoui le marché, qui semblait convaincu que l'accent mis par le groupe sur les boissons sans sucre augurait une trajectoire de croissance. Coca-Cola semblait avoir retrouvé sa dynamique. Mais en janvier dernier, les premiers doutes refaisaient déjà surface. Les résultats peu "pétillants" du quatrième trimestre et surtout les perspectives étales pour 2019 ont plombé le titre, qui a enregistré son plus fort recul en plus de 10 ans. Au siège d'Atlanta, personne n'ignore que la croissance moyenne annuelle des ventes mondiales de boissons rafraîchissantes sur les quatre dernières années est de 0%. La prise de conscience croissante de l'importance d'une...

Les résultats du géant américain des boissons restent capricieux. Il y a neuf mois, une série d'annonces avait réjoui le marché, qui semblait convaincu que l'accent mis par le groupe sur les boissons sans sucre augurait une trajectoire de croissance. Coca-Cola semblait avoir retrouvé sa dynamique. Mais en janvier dernier, les premiers doutes refaisaient déjà surface. Les résultats peu "pétillants" du quatrième trimestre et surtout les perspectives étales pour 2019 ont plombé le titre, qui a enregistré son plus fort recul en plus de 10 ans. Au siège d'Atlanta, personne n'ignore que la croissance moyenne annuelle des ventes mondiales de boissons rafraîchissantes sur les quatre dernières années est de 0%. La prise de conscience croissante de l'importance d'une vie saine dans le monde occidental bride la consommation de boissons sucrées ou à édulcorant artificiel. En outre, les consommateurs font de plus en plus attention aux prix et privilégient donc les marques de distributeur ou les boissons à préparer à leur domicile (Sodastream). The Coca-Cola Company possède toujours quatre des sept boissons non alcoolisées les plus prisées au monde (Coca-Cola, Sprite, Fanta et Diet Coke). La croissance des bénéfices était loin d'être reluisante ces dernières années. Le bénéfice par action (BPA) s'est établi à 2,04 dollars en 2014, à 2 dollars en 2015, 1,91 dollar en 2016 et 2017, et 2,08 dollars en 2018. La direction indiquait au trimestre dernier qu'aucune amélioration ne serait encore sensible en 2019, si bien que le consensus a été revu de 2,22 à 2,10 dollars par action. A la lumière de ces prévisions ajustées, le premier trimestre a semblé correct. A 0,48 dollar, le BPA a dépassé celui du premier trimestre de 2018 (0,47 dollar) et, plus important encore, les prévisions des analystes (0,46 dollar). A 8,02 milliards de dollars, le chiffre d'affaires (CA) était supérieur de 5% à celui de l'année dernière au même trimestre (de 6%, si l'on tient compte uniquement de la croissance organique) et a surpassé le consensus (7,89 milliards). James Quincey, le CEO, a affirmé que le segment des boissons plus "saines" était rentable. La contribution de l'Asie, Chine en tête, a fortement augmenté (+7%). La hausse des prix d'un certain nombre de marques premium a été judicieuse, puisqu'elle n'a pas affecté les ventes: les volumes ont crû de 2%. Son acquisition du producteur de café britannique Costa permet au groupe d'ajouter à sa gamme, dès le deuxième trimestre, un café "prêt à déguster". L'innovation fait partie intégrante de la stratégie du groupe. En moyenne, jusqu'à 200 nouveaux produits ou variantes de boissons existantes sont lancés chaque année. Soulignons aussi l'engagement de James Quincey à réduire les coûts, avec une baisse des dépenses de 800 millions de dollars.Nous avons recommencé à suivre activement le titre Coca-Cola à la mi-2018, période à laquelle nous espérions une croissance du bénéfice pour l'exercice en cours. Le groupe connaît toutefois des hauts et des bas. La direction table toujours sur une croissance organique de 4% pour 2019 et confirme la relative stabilité du BPA. A 23 fois le bénéfice attendu en 2019 et, surtout, avec une valeur d'entreprise correspondant à 21 fois les cash-flows opérationnels (Ebitda), la valorisation est onéreuse et suppose une longue période de croissance ininterrompue du BPA. Or, celle-ci est loin d'être garantie. Il faudra que le titre repasse à 40 dollars pour que nous y voyions de nouveau un potentiel haussier. Vendre. Paru sur initiedelabourse.be le 2 maiConseil : vendreRisque : faibleRating : 3ACours : 48,26 dollarsTicker : KO USCode ISIN : US1912161007Marché : NYSECapit. boursière : 206,1 milliards USDC/B 2018 : 22,5C/B attendu 2019 : 22Perf. cours sur 12 mois : +16 %Perf. cours depuis le 01/01 : +2 %Rendement du dividende : 3,3 %