Les résultats enregistrés par le producteur américain d'équipements de réseaux au 2etrimestre de l'exercice 2015-2016 (clôture le 31/7) ne comportaient guère de surprises. Ils ont plutôt confirmé plusieurs tendances qui se dessinaient déjà au cours des trimestres précédents. Cela fait plusieurs années que Cisco n'enregistre plus de croissance et se réfugie dans des économies sur les coûts pour maintenir son bénéfice à niveau. Cisco est d'ailleurs loin d'être le seul géant du secteur techno à se trouver dans pareille situation, puisque IBM est logé à la même enseigne. Au 2etrimestre (novembre à janvier), le chiffre d'affaires (CA) est resté à peu près inchangé sur une base annuelle, à 11,92milliards US...

Les résultats enregistrés par le producteur américain d'équipements de réseaux au 2etrimestre de l'exercice 2015-2016 (clôture le 31/7) ne comportaient guère de surprises. Ils ont plutôt confirmé plusieurs tendances qui se dessinaient déjà au cours des trimestres précédents. Cela fait plusieurs années que Cisco n'enregistre plus de croissance et se réfugie dans des économies sur les coûts pour maintenir son bénéfice à niveau. Cisco est d'ailleurs loin d'être le seul géant du secteur techno à se trouver dans pareille situation, puisque IBM est logé à la même enseigne. Au 2etrimestre (novembre à janvier), le chiffre d'affaires (CA) est resté à peu près inchangé sur une base annuelle, à 11,92milliards USD. Il recule cependant de 6% par rapport au 1ertrimestre. Un statu quo dans les conditions de marché actuelles n'a toutefois rien d'infamant vu les répercussions de l'appréciation du dollar (USD). Cisco doit sa grandeur à son leadership sur le marché des routeurs et des switches, des appareils physiques nécessaires pour faire tourner des réseaux informatiques. Mais depuis quelques années, de nombreuses tâches liées aux réseaux qui étaient auparavant traitées par du hardware peuvent également être accomplies par des logiciels. Ces tâches sont désignées très largement par la formule Software Defined Networking (SDN). Cisco a sauté dans le wagon du SDN avec ses propres appareils, mais la concurrence étant très intense dans le segment, il ne pourra jamais y exercer la même domination que dans le hardware. Il cherche à diversifier ses activités, notamment par de nombreuses acquisitions, mais la transition vers un nouveau modèle économique est lente. La part des routeurs et switches dans le CA du groupe atteint toujours 45%, contre 47% il y a trois ans. Le CA des routeurs a progressé de 5% sur une base annuelle, mais le switching a dû abandonner 4%. Les plus grands clients de Cisco dans ce segment sont souvent les opérateurs télécoms et, dans ce secteur aussi, les dépenses d'investissement sont sous pression. Le segment des centres de données a également enregistré une baisse de 3% en rythme annuel, et même de 13% sur une base trimestrielle. La sécurité fait figure d'exception avec une progression de 11%, mais cette activité ne représente que 4% du CA. La part des produits dans le CA du groupe s'élève à 75%, le quart restant étant constitué de services. La rentabilité est restée à niveau avec une marge brute de 63,3% et une marge opérationnelle de 26,6%. En l'absence de croissance, Cisco doit trouver d'autres manières de satisfaire les actionnaires. Le groupe a enregistré des cash-flows libres de 6,1milliards USD au 1ersemestre. Il dispose donc d'une marge suffisante pour combiner dividende et programme de rachat d'actions propres. Le dividende trimestriel a même été relevé de 21 à 26centimes de dollar, soit un rendement de 3,7% sur une base annuelle. En outre, Cisco a consacré 1,3milliard USD au rachat de 48millions d'actions propres. Il dispose en effet d'une position nette de trésorerie de 35,8milliards USD (environ 7USD par action). Cisco est devenue une action de bon père de famille, avec une position financière solide, un dividende intéressant et un programme de rachat d'actions propres autorisé par ses cash-flows élevés. Compte tenu de la position nette de trésorerie, la valorisation est inférieure à celle de la plupart des entreprises de son secteur avec un rapport cours/bénéfice de 12. Mais la croissance aussi est largement inférieure.Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2B