Le producteur américain d'équipements pour réseaux a surpassé les attentes pour le quatrième trimestre d'affilée. Cisco confirme ainsi l'embellie amorcée l'an dernier. Celle-ci n'a d'ailleurs pas échappé aux investisseurs : après la publication du rapport trimestriel, le cours a atteint son plus haut niveau en sept ans. Cisco s'est adapté - certes avec un certain retard - à la réalité économique. La croissance du chiffre d'affaires (CA) et du bénéfice avait ralenti parce que les grandes entreprises et les opérateurs de télécommunications faisaient de moins en moins appel au hardware de Cisco, c'est-à-dire les routeurs et les switches. Des concurrents commercialisaient en effet des logiciels à même d'as...

Le producteur américain d'équipements pour réseaux a surpassé les attentes pour le quatrième trimestre d'affilée. Cisco confirme ainsi l'embellie amorcée l'an dernier. Celle-ci n'a d'ailleurs pas échappé aux investisseurs : après la publication du rapport trimestriel, le cours a atteint son plus haut niveau en sept ans. Cisco s'est adapté - certes avec un certain retard - à la réalité économique. La croissance du chiffre d'affaires (CA) et du bénéfice avait ralenti parce que les grandes entreprises et les opérateurs de télécommunications faisaient de moins en moins appel au hardware de Cisco, c'est-à-dire les routeurs et les switches. Des concurrents commercialisaient en effet des logiciels à même d'assurer une grande partie des tâches de gestion de réseaux. Mais Cisco a contre-attaqué et dispose désormais de son propre assortiment de " software defined networking ", qu'il combine à l'offre de hardware existante. Il est ainsi redevenu un acteur incontournable du secteur. Le CA total du groupe a progressé de 7% sur base annuelle, à 11,9 milliards USD entre novembre et janvier. Par rapport au trimestre précédent, c'est un recul de 2,5%. Le CA provenant des produits, qui prennent à leur compte 76% du CA, a gagné 7,8%. Sur base trimestrielle, le recul ressort à 3,8%. En cause : principalement une baisse des ventes de switches et de routeurs de respectivement 6% et 9,5%. Les divisions plus modestes ont mieux résisté, avec une bonne performance des data centers et du cloud computing. Le CA provenant des services a progressé à la fois sur base annuelle et trimestrielle. Le bénéfice ajusté a gagné 14%, à 2,58 milliards USD. Le nombre de nouvelles commandes de produits a également progressé de 5% au cours du trimestre écoulé, contre un gain de 1% au trimestre précédent. Les performances sur les marchés émergents restent cependant médiocres. Le CA y a augmenté de 1%, mais la Chine a de nouveau beaucoup déçu avec une baisse du nombre de nouvelles commandes de 19%. La Chine fait de moins en moins appel à des entreprises américaines, surtout en matière de solutions de sécurité et de réseaux, et Cisco en a clairement pâti. Le groupe a également enregistré des reculs de respectivement 16% et 8% en Russie et au Brésil. Le Mexique et l'Inde se sont distingués positivement avec des hausses des commandes de respectivement 21% et 11%. Cisco a racheté 44 millions d'actions propres pour un montant total de 1,2 milliard USD au cours du trimestre écoulé. Le groupe a également affecté 974 millions USD aux dividendes. Le dividende a d'ailleurs été relevé de 19 à 21 centimes de dollars par trimestre. A la fin du 2e trimestre, le groupe avait 53 milliards USD en caisse. La dette totale à court et long terme s'élevait à 20,5 milliards USD. Cisco a donc suffisamment de marge pour procéder à des acquisitions. Cela reste d'ailleurs un objectif à plus long terme, surtout dans le segment du cloud computing et de la sécurité. Le directeur John Chambers a cependant souligné la valorisation élevée de nombreuses cibles potentielles. On peut d'ailleurs dire la même chose de Cisco, qui s'échange à 14 fois les bénéfices attendus.ConclusionCisco attaque ses concurrents sur leur propre terrain avec de nouveaux produits et réussit à maintenir sa croissance et sa rentabilité à niveau. La force du groupe réside toujours dans son large assortiment de solutions et sa situation financière solide, dont les actionnaires profitent par le biais de dividendes et de rachats d'actions propres. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2B