La nouvelle selon laquelle le carnet de commandes de la société de dragage DEME a augmenté de 1,6 milliard EUR début 2015 grâce à plusieurs missions importantes, a hissé le cours de la société de construction et de dragage CFE à un niveau record. L'apport dans CFE fin 2013 de la participation de 50% qu'Ackermans & van Haaren (AvH) détenait dans DEME se révèle une manoeuvre extrêmement positive pour les actionnaires de CFE. En possédant 100% de DEME, la société est en effet devenue une société de dragage de grande qualité, et l'action a depuis lors plus que doublé. CFE a présenté des résultats annuels en ligne avec les projections. Son chiffre d'affaires (CA) comparable s'est accru de 4,9%, à 3,51 milliards EUR. A...

La nouvelle selon laquelle le carnet de commandes de la société de dragage DEME a augmenté de 1,6 milliard EUR début 2015 grâce à plusieurs missions importantes, a hissé le cours de la société de construction et de dragage CFE à un niveau record. L'apport dans CFE fin 2013 de la participation de 50% qu'Ackermans & van Haaren (AvH) détenait dans DEME se révèle une manoeuvre extrêmement positive pour les actionnaires de CFE. En possédant 100% de DEME, la société est en effet devenue une société de dragage de grande qualité, et l'action a depuis lors plus que doublé. CFE a présenté des résultats annuels en ligne avec les projections. Son chiffre d'affaires (CA) comparable s'est accru de 4,9%, à 3,51 milliards EUR. Après 6 mois, l'augmentation se chiffre encore à 12,4%. Au sein du pôle Travaux de dragage et Environnement (DEME), on note une hausse du CA de 2,5%, à 2,42 milliards EUR (+9,5% au 1er semestre). Au niveau géographique, on constate une belle diversification : 41% du CA proviennent d'Europe, 14% d'Afrique, 6% d'Amérique du Nord et du Sud, 8% du Moyen-Orient et 31% d'Asie et d'Océanie. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a progressé de 19,2%, à 248,9 millions EUR. Le résultat net s'est même amélioré de 61,8%, à 168,9 millions EUR, grâce à un résultat financier supérieur aux prévisions. La dette financière nette a en effet reculé sensiblement en 2014, de 542,5 millions à 134,1 millions EUR. En 2015, la dette augmentera à nouveau en raison de nouveaux investissements annoncés ces derniers mois par DEME. GeoSea, la filiale active dans le secteur de l'énergie éolienne offshore, a annoncé en octobre la reprise de plusieurs actifs offshore - surtout Innovation I, l'une des plus grandes plateformes élévatrices (jackup) du secteur - du groupe allemand Hochtief. En outre, GeoSea a décidé d'ici à 2017 de faire construire deux nouveaux navires (Living Stone et Apollo). Le carnet de commandes a reculé en 2014 de 20,6%, à 2,42 milliards EUR (contre 2,82 milliards EUR fin juin 2014), mais c'était donc sans considérer les nouveaux contrats, depuis le début de l'année, à hauteur de 1,6 milliard EUR. Le deuxième pôle de CFE est le Contracting (construction). Ce pôle a réalisé en 2014 un CA de 1,07 milliard EUR, ce qui représente une belle hausse de 10,5% par rapport à une année 2013 certes décevante. Cependant, cela n'a pas suffi pour réaliser un résultat net positif, même si le chiffre s'est amélioré, de -37,7 millions EUR en 2013 à -14,5 millions EUR. Plusieurs chantiers problématiques à Bruxelles et au Nigeria, des restructurations en Hongrie et une activité toujours timide dans la division Construction civile, en sont à l'origine. Le carnet de commandes a reculé de 14%, à 1,13 milliard EUR, surtout en raison d'une sensible baisse en Afrique (-111,7 millions EUR ou -47,2%) en raison d'une sélection plus stricte de projets, mais aussi de problèmes rencontrés au Tchad. Le résultat net au niveau du groupe a totalisé 159,9 millions EUR ou 6,32 EUR par action, par rapport à un bénéfice net récurrent en 2013 (DEME comptabilisé à 100%) de 61,7 millions EUR. Le dividende brut progresse de 1,15 EUR à 2 EUR par action.ConclusionL'action de CFE continue d'évoluer favorablement sous la coupe de DEME. Cependant, la valorisation, à une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 6,3 fois le cash-flow escompté (EBITDA) 2015 et 14 fois le bénéfice attendu pour 2015, n'est pas encore excessive. Qui plus est, à terme, une création de valeur supplémentaire est encore possible, avec une scission du pôle Contracting (en voie d'amélioration). Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B