L'entreprise de construction et de dragage CFE a subi une énorme transformation en septembre 2013, lorsqu'Ackermans & van Haaren (AvH) y a annoncé l'apport de sa participation de 50% dans l'entreprise de dragage DEME. Les 50% restants de cet acteur d'envergure mondiale étaient déjà détenus par CFE. AvH détient actuellement 60,4% des actions de CFE, alors que la participation de Vinci est retombée, de 46,8%, à 12,1%. Conséquence : CFE est de plus en plus vue comme une entreprise de dragage, un élément qui a amélioré la valorisation de l'action. L'année 2014 semble un bon cru pour CFE, qui a publié des résultats semestriels s...

L'entreprise de construction et de dragage CFE a subi une énorme transformation en septembre 2013, lorsqu'Ackermans & van Haaren (AvH) y a annoncé l'apport de sa participation de 50% dans l'entreprise de dragage DEME. Les 50% restants de cet acteur d'envergure mondiale étaient déjà détenus par CFE. AvH détient actuellement 60,4% des actions de CFE, alors que la participation de Vinci est retombée, de 46,8%, à 12,1%. Conséquence : CFE est de plus en plus vue comme une entreprise de dragage, un élément qui a amélioré la valorisation de l'action. L'année 2014 semble un bon cru pour CFE, qui a publié des résultats semestriels supérieurs aux prévisions. Les résultats de la première moitié de l'année 2013 ont été recalculés pro forma sur base d'une participation de 100% dans DEME. Sur cette base comparable, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 12,4%, à 1,77 milliard EUR (+16% au 1er trimestre). DEME a enregistré une hausse du CA de 9,5%, à 1,21 milliard USD, alors que le CA de la division Contracting a grossi de 22,8%, à 565 millions USD. Après trois mois, les taux de croissance s'établissaient même à 10,5% (DEME) et 34% (Contracting; grâce à l'hiver doux). L'évolution du résultat opérationnel (EBIT) réservait d'autres bonnes nouvelles. L'EBIT a progressé de 90,9%, à 103,1 millions EUR. Celui de DEME a augmenté de 46,7%, à 100,5 millions EUR, alors que le Contracting a également apporté une contribution positive avec un EBIT de 5,8 millions EUR (contre une perte opérationnelle de 12,2 millions EUR l'an dernier). Le résultat net au niveau du groupe a progressé de 17,4 millions EUR l'an dernier à 63,6 millions EUR. La hausse par action est moins spectaculaire en raison de l'augmentation du nombre d'actions en circulation - 25,3 millions d'actions aujourd'hui contre 12,2 millions l'an dernier -, mais elle reste significative : de 1,42 EUR à 2,51 EUR. DEME a clôturé un plan d'investissement pluriannuel en 2013. Grâce à la baisse des investissements cette année et à des cash-flows robustes, la position nette d'endettement est retombée de 541 millions EUR à la fin de l'an dernier à 416 millions EUR fin juin 2014. DEME a annoncé qu'elle étudiait de nouveaux investissements, mais que ceux-ci n'auraient pas un impact excessif sur l'endettement. Au niveau du groupe, la position nette d'endettement s'élève à 553 millions EUR, une baisse de 8,7% par rapport à fin 2013. Le carnet de commandes s'est contracté de 10,7%, passant de 4,39 milliards EUR à 3,92 milliards EUR. De plus, plus de 600 millions EUR de nouveaux contrats ont été signés au 2e trimestre. Ils concernent des travaux de dragage notamment au Brésil et en Russie. ConclusionLes bons résultats de CFE ont permis un redressement de l'action. Pour l'instant, rien ne suggère une éventuelle scission de la division Contracting, par exemple dans le cadre d'une fusion avec le département construction d'AvH ou d'une vente à Vinci. L'avenir de DEME reste positif. Nous trouvons la valorisation actuelle correcte à 14,7 fois les bénéfices attendus en 2014 et un rapport valeur d'entreprise/cash-flows opérationnels 2014 de 6,2. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B