Le groupe belge actif dans le dragage, la construction et la promotion immobilière a annoncé en décembre sa scission en CFE et DEME, l'une et l'autre cotées. CFE transférera les 100% de participation qu'elle détient dans DEME (dragage et génie civil) vers une nouvelle société, DEME Group. Les actionnaires de CFE recevront une action DEME Group par action détenue. CFE nouvelle mouture concentrera la construction (Contracting) et la promotion immobilière (BPI). Une décision anticipée au sujet d'une exonération du précompte mobilier dans le contexte de la scission a été demandée. CFE espère finaliser le projet d'ici l'été. Cela faisait longtemps que l'on attendait que DEME puisse exprimer, par un biais tel que celui-ci, toute sa valeur. La récente offre pub...

Le groupe belge actif dans le dragage, la construction et la promotion immobilière a annoncé en décembre sa scission en CFE et DEME, l'une et l'autre cotées. CFE transférera les 100% de participation qu'elle détient dans DEME (dragage et génie civil) vers une nouvelle société, DEME Group. Les actionnaires de CFE recevront une action DEME Group par action détenue. CFE nouvelle mouture concentrera la construction (Contracting) et la promotion immobilière (BPI). Une décision anticipée au sujet d'une exonération du précompte mobilier dans le contexte de la scission a été demandée. CFE espère finaliser le projet d'ici l'été. Cela faisait longtemps que l'on attendait que DEME puisse exprimer, par un biais tel que celui-ci, toute sa valeur. La récente offre publique d'achat du néerlandais HAL sur Boskalis, spécialiste néerlandais des infrastructures maritimes, prouve que l'opération recèle des opportunités; le holding propose 32,5 euros par action Boskalis, ce qui valorise le groupe à 4,2 milliards d'euros. Boskalis et DEME sont comparables en termes de chiffre d'affaires (CA), de rentabilité et de volume du carnet de commandes.CFE est actuellement valorisée à 3,7 milliards d'euros. Ses résultats 2021 sont meilleurs que prévu. Le CA a progressé de 12,8%, à 3,64 milliards d'euros (consensus: 3,56 milliards; 2019: 3,62 milliards). Après neuf mois, la croissance par rapport à 2020 était encore de 6,3%, à 2,55 milliards d'euros. Après un excellent 4e trimestre, DEME a clos l'exercice sur un CA de 2,51 milliards d'euros (+14,3%; +3%, à 1,73 milliard, sur neuf mois). Les activités de dragage ont progressé de 29%, à 1,13 milliard d'euros, grâce en partie à la première contribution du Spartacus, le nouveau fleuron de la flotte. Les difficultés d'approvisionnement ont fait perdre à DEME Offshore 35 millions d'euros de CA (899,6 millions d'euros). Les projets offshore hors Europe vont se multiplier dans le futur. Le navire de pose Orion sera livré cette année. DEME Infra a signé un CA de 263 millions d'euros (+26%). Le cash-flow opérationnel (Ebitda) a atteint 469,3 millions d'euros (+27%), pour 437 millions en 2019. La marge d'Ebitda est passée de 16,8% à 18,7%. Le bénéfice net de DEME a grimpé à 114,6 millions d'euros (+138,7%). Le carnet de commandes affiche le montant record de 5,9 milliards d'euros (+31,2%), dont près de la moitié est à mettre au crédit de l'Offshore (+148,2%, à 2,8 milliards d'euros). Le CA de Contracting a augmenté de 14%, à 1,04 milliard d'euros, grâce principalement à une croissance supérieure à la moyenne en Pologne (+34,2%, à 236 millions). Le bénéfice net a bondi de 152,7%, à 13,9 millions d'euros. Le carnet de commandes a atteint 1,56 milliard d'euros (+5%). BPI annonce un bénéfice net de 23 millions (+74,2%). L'Ebitda consolidé s'est envolé de 29,7%, à 537,8 millions d'euros (482,8 millions prévus) et le bénéfice net, de 134,4%, à 150 millions, soit 5,93 euros par action. DEME mise sur une nouvelle augmentation de son CA, de son Ebitda et de son bénéfice net en 2022. Pour renforcer les fonds propres de la future CFE, aucun dividende ne sera versé cette année (1 euro brut par action l'an passé), ce qui est pour le moins inattendu.L'action CFE, qui s'était pleinement remise du choc provoqué par l'invasion de l'Ukraine, a de surcroît bondi de plus de 30% depuis l'annonce de la scission. A plus de 21 fois le bénéfice et à une valeur de l'entreprise (EV) de 5,8 fois l'Ebitda escomptés pour 2022, la valorisation reste, dans la perspective de la scission, intéressante. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 130,40 eurosTicker: CFEB BBCode ISIN: BE0003883031Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 3,3 milliards EURC/B 2021: 22C/B attendu 2022: 21Perf. cours sur 12 mois: +50%Perf. cours depuis le 01/01: +3,5%Rendement du dividende: -