Le groupe belge n'a pas convaincu avec ses semestriels. Le chiffre d'affaires (CA) a baissé de 0,7%, à 1,85 milliard d'euros - un recul attendu, alors qu'au 1er trimestre, le CA avait gagné 5,6% sur un an, à 838,4 millions d'euros. Le CA de DEME (Dragage, Environnement, Offshore) a progressé de 1,5%, à 1,35 milliard d'euros. La division Travaux de dragage a apporté 42% au CA (35% en 2018), mais la division Offshore voit sa part reculer de 54% à 43%. Le cash-flow opérationnel (Ebitda) a augmenté de 6,4%, à 199,1 millions d'euros, avec un impact négatif (8,6 millions d'euros) de la norme IFRS16 sur les contrats de leasing. Le consensus attendait au moins 30 millions de plus. La marge d'Ebitda est passée de 14,1 à 14,8%. Le résultat net a fléchi de...

Le groupe belge n'a pas convaincu avec ses semestriels. Le chiffre d'affaires (CA) a baissé de 0,7%, à 1,85 milliard d'euros - un recul attendu, alors qu'au 1er trimestre, le CA avait gagné 5,6% sur un an, à 838,4 millions d'euros. Le CA de DEME (Dragage, Environnement, Offshore) a progressé de 1,5%, à 1,35 milliard d'euros. La division Travaux de dragage a apporté 42% au CA (35% en 2018), mais la division Offshore voit sa part reculer de 54% à 43%. Le cash-flow opérationnel (Ebitda) a augmenté de 6,4%, à 199,1 millions d'euros, avec un impact négatif (8,6 millions d'euros) de la norme IFRS16 sur les contrats de leasing. Le consensus attendait au moins 30 millions de plus. La marge d'Ebitda est passée de 14,1 à 14,8%. Le résultat net a fléchi de 8,5%, à 44,3 millions d'euros, après une dépréciation sur créance de 10,8 millions d'euros.Le carnet de commandes s'est dégarni de 1,7% au 1er semestre, mais atteint tout de même un niveau historique, à 3,94 milliards d'euros - sans inclure le contrat Fehmarnbelt (connexion entre l'Allemagne et le Danemark) de 710 millions d'euros et un récent contrat de plus de 500 millions d'euros pour un parc éolien en France (en partenariat avec Eiffage, part de CFE inconnue). DEME a investi au 1er semestre 252,9 millions d'euros dans l'extension de la flotte: un navire a été livré en juin, quatre suivront en 2020 et devraient donner un coup de pouce au CA. Pour 2019, DEME table sur un CA stable et une marge d'Ebitda en ligne avec celle de 2018 (17,3%) - contre 16 à 20% annoncés jusqu'ici.Le pôle Contracting (construction) a vu son CA augmenter de 7,1%, à 501,4 millions d'euros (+9,1%, à 226 millions au 1er trimestre). Les activités nationales ont progressé plus que la moyenne (+13,2%, à 289,8 millions d'euros), mais les marges ont été sous pression, rognant le bénéfice opérationnel (Ebit), de 7,2 à 1,4 million d'euros (-80,6%). Le résultat net a plongé dans le rouge (-2,9 millions d'euros, contre +4,1 millions en 2018). Ces six derniers mois, le carnet de commandes s'est étoffé de 1,2%, à 1,34 milliard d'euros. Les commandes de construction ont reculé de 9,5%, à 967,7 millions d'euros du fait de règles plus strictes, mais ce recul a été compensé par l'avancée de Multitechniques (+17,3%, à 197,6 millions) et de Rail & Utilities (+107,1%, à 171,5 millions). Dans un épineux dossier d'impayé au Tchad, avec un premier allègement de créance de 60 millions à 52,5 millions d'euros en 2018, une nouvelle dépréciation est possible. Le groupe fera un point fin 2019. Sur base annuelle, Contracting table sur une croissance modérée du CA (stable jusqu'ici) et un Ebit stable (en légère hausse jusqu'ici). L'Ebit du pôle Promotion immobilière a été divisé par deux au 1er semestre, à 5,7 millions d'euros, mais devrait rester stable sur l'année. L'Ebit du groupe s'est tassé de 21%, à 61,2 millions d'euros, et le bénéfice net s'est replié de 17,6%, à 42,7 millions ou 1,69 euro par action. La dette nette s'est alourdie de 28,2%, à 957,9 millions d'euros, du fait des investissements de DEME.L'action CFE a connu un été volatil: le retour à un plancher de plusieurs années a été suivi d'un redressement grâce à plusieurs conseils d'achat. Les semestriels n'ont pas convaincu. Nous attendons un repli vers 80 euros avant de relever notre conseil. La valorisation a légèrement augmenté mais reste intéressante pour le long terme, à 13 fois le bénéfice escompté en 2019 et avec un rapport valeur d'entreprise/Ebitda 2019 de 6.Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 86,7 eurosTicker: CFEB BBCode ISIN: BE0003883031Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,2 milliards EURC/B 2018: 14,5C/B attendu 2019: 13Perf. cours sur 12 mois: -17%Perf. cours depuis le 01/01: +2%Rendement du dividende: 2,8%