La société fondée au sortir de la Seconde Guerre mondiale (en 1946) n'est cotée sur le New York Stock Exchange que depuis 2005. Ces dernières années, elle est devenue le plus grand producteur mondial d'engrais azotés ou nitrates (symbole chimique N). A deux reprises, elle a voulu se renforcer ces dernières années. Mais ses négociations en vue de fusionner avec le groupe Yara International comme celles, ensuite, avec OCI (Orascom Construction Industries) ont échoué. Cela dit, CF Industries est l'unique producteur d'engrais à disposer d...

La société fondée au sortir de la Seconde Guerre mondiale (en 1946) n'est cotée sur le New York Stock Exchange que depuis 2005. Ces dernières années, elle est devenue le plus grand producteur mondial d'engrais azotés ou nitrates (symbole chimique N). A deux reprises, elle a voulu se renforcer ces dernières années. Mais ses négociations en vue de fusionner avec le groupe Yara International comme celles, ensuite, avec OCI (Orascom Construction Industries) ont échoué. Cela dit, CF Industries est l'unique producteur d'engrais à disposer d'une production substantielle d'engrais azotés en Amérique du Nord, où il bénéficie d'un important avantage, les prix réduits du gaz naturel. La production d'engrais est en effet une activité à forte intensité énergétique. Nous ne qualifierons pas le troisième trimestre du groupe d'exceptionnel, mais tant le chiffre d'affaires (CA) que le bénéfice se sont révélés à nouveau supérieurs au consensus. Le géant des engrais a enregistré au trimestre écoulé une perte nette récurrente (hors éléments exceptionnels, donc) de 90 millions de dollars ou -0,39 dollar par action. Les analystes avaient tablé en moyenne sur une perte de 0,55 dollar par action. En soi, le CA évolue bien. Le consensus s'établissait à 736,2 millions de dollars. Or le CA s'est élevé à 870 millions de dollars, soit 18% de plus qu'escompté. En rythme annuel, la progression est appréciable, à +28% (680 millions de dollars au troisième trimestre de 2016). Le problème, c'est que les frais ont encore beaucoup augmenté. Notamment la facture du gaz (+19% sur une base annuelle). Par ailleurs, CF Industries n'avait jamais vendu autant d'engrais qu'au troisième trimestre écoulé (5,5 millions de tonnes), mais les marges bénéficiaires ne sont plus celles d'il y a quelques années. Le marché a cependant bien réagi aux résultats, faisant grimper l'action de 5%. Malgré des perspectives pour 2018 toujours aussi peu enthousiasmantes. Car selon la direction de CF Industries, les prix des engrais resteront volatils l'an prochain. Le redressement du secteur des nitrates est donc plus lent que prévu. L'évolution du cours de CF Industries est positive, mais compte tenu d'un CA et d'un bénéfice qui devraient peu progresser en 2018, l'action reste chère, voire nettement plus chère que d'autres titres du secteur. D'où notre abaissement de conseil, à "vendre". Nous plaçons dès lors une limite de vente pour notre position en portefeuille.Conseil : vendreRisque : moyenRating : 3BCours : 35,48 dollarsTicker : CF USMarché : NYSECapit. boursière : 8,28 milliards USDC/B 2016 : 55C/B attendu 2017 : -Perf. cours sur 12 mois : +27 %Perf. cours depuis le 01/01 : +13 %Rendement du dividende : 3,4 %