Le groupe canadien Cameco est le plus grand producteur d'uranium (carburant nucléaire) coté en Bourse au monde. Il prend à son compte environ 18% de la production mondiale. Cameco possède des mines au Canada, aux États-Unis et aussi au Kazakhstan (dans le cadre d'une joint-venture). Avec McArthur River et Cigar Lake, Cameco exploite deux mines dans le bassin d'Athabasca. Cette région est à l'uranium ce que l'Arabie saoudite est au pétrole brut.
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Le groupe canadien Cameco est le plus grand producteur d'uranium (carburant nucléaire) coté en Bourse au monde. Il prend à son compte environ 18% de la production mondiale. Cameco possède des mines au Canada, aux États-Unis et aussi au Kazakhstan (dans le cadre d'une joint-venture). Avec McArthur River et Cigar Lake, Cameco exploite deux mines dans le bassin d'Athabasca. Cette région est à l'uranium ce que l'Arabie saoudite est au pétrole brut. 1. Qu'a apporté 2016?Le prix (spot) de l'uranium a plongé cette année à moins de 18USD la livre, son niveau le plus bas depuis 2003. À titre de comparaison: en 2007, la même quantité d'uranium se vendait encore à près de 140USD, et le carburant nucléaire se négociait à 70USD la livre avant la catastrophe nucléaire de Fukushima (2011). L'effondrement du cours de l'uranium s'explique à la fois par une suroffre et des réserves élevées. La suroffre est la conséquence de la fermeture des centrales nucléaires japonaises, alors que plusieurs acheteurs importants de carburant nucléaire (dont l'Allemagne) ont décidé de sortir du nucléaire ou de réduire leur dépendance à cette énergie. Les réserves élevées sont en revanche habituelles chez les entreprises de services collectivités qui exploitent les centrales nucléaires, les principaux acheteurs de carburant nucléaire. Et Cameco s'en sort relativement bien. Car le prix spot sur les marchés à terme n'a en fin de compte guère d'importance pour un groupe qui réalise la grande majorité de son chiffre d'affaires (CA) dans le cadre de contrats d'approvisionnement sur plusieurs années. Ceux-ci sont basés sur un prix contractuel, qui s'élevait encore à 45USD la livre l'an dernier. C'est plus que le coût de production de Cameco, de sorte que les activités du groupe sont toujours restées rentables. Le prix contractuel est retombé au quatrième trimestre sous les 35USD la livre. La plupart des contrats d'approvisionnement de Cameco courent jusqu'en 2018. Les actifs dont les coûts de production sont plus élevés sont placés temporairement en mode maintenance. Depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, le secteur de l'énergie a opéré un mouvement de redressement dont l'uranium a pu profiter. 2. Qu'apportera 2017?Les analystes placent la barre très bas pour Cameco. Tant le CA que le bénéfice seront en baisse en 2017. Le cours actuel de l'uranium n'est pas suffisamment élevé pour justifier de nouveaux investissements. À terme, cela ne sera pas sans conséquence pour l'équilibre du marché. La demande future proviendra notamment d'Asie. Sur les 58réacteurs nucléaires en construction, plus de la moitié le sont sur ce continent. Vingt centrales sont en chantier en Chine, dont la consommation d'uranium va doubler au cours des cinq prochaines années. Tôt ou tard, plusieurs centrales japonaises seront également redémarrées. Les analystes prévoient un déficit sur le marché mondial de l'uranium d'ici la fin de cette décennie. Généralement, les investisseurs anticipent largement un tel déficit d'offre. 3. Pourquoi l'action figure-t-elle parmi nos favorites pour 2017?Si le cours de l'uranium (et celui des actions qui sont liées à la matière première) n'a pas encore atteint son plancher, celui-ci ne devrait plus être très éloigné des niveaux actuels. La situation du secteur de l'uranium est comparable à celle des actions de mines d'or il y a douze mois: le sentiment est très négatif et les cours sont à des planchers absolus. Cameco dispose de la taille et des ressources financières nécessaires pour survivre à la crise qui fait rage dans le secteur de l'uranium. Avec un rendement de 3%, l'action n'est pas chère à 0,9fois la valeur comptable. De plus, les alternatives présentant une liquidité suffisante sont rares au sein du secteur. Tenez cependant compte d'une volatilité supérieure à la moyenne. Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1CDevise : dollar (USD)Marché : New York Stock ExchangeCapitalisation boursière : 4,1 milliards USDC/B 2015 : 17C/B attendu 2016 : 24Perf. cours sur 12 mois : -15%Perf. cours depuis le 01/01 : -13%Rendement du dividende : 2,9%