Connaissant les résultats de Telenet pour le premier trimestre, personne ne s'attendait à ce que Proximus en publie de meilleurs. La direction de Proximus s'était d'ailleurs montrée peu optimiste concernant cette année, après avoir présenté les résultats de l'exercice 2017. Le secteur ploie sous le poids de la réglementation (européenne) et la concurrence est intense. Les taux de croissance élevés font partie du passé. Et l'augmentation constante du taux d'endettement ne constitue plus un instrument de croissance (externe). Un accroissement de ses parts de marché est par conséquent l'unique solution pour que Proximus voie ses performances s'améliorer, et pour ce qui concerne la rentabilité, le groupe intervient surtout au niveau des coûts. Pr...

Connaissant les résultats de Telenet pour le premier trimestre, personne ne s'attendait à ce que Proximus en publie de meilleurs. La direction de Proximus s'était d'ailleurs montrée peu optimiste concernant cette année, après avoir présenté les résultats de l'exercice 2017. Le secteur ploie sous le poids de la réglementation (européenne) et la concurrence est intense. Les taux de croissance élevés font partie du passé. Et l'augmentation constante du taux d'endettement ne constitue plus un instrument de croissance (externe). Un accroissement de ses parts de marché est par conséquent l'unique solution pour que Proximus voie ses performances s'améliorer, et pour ce qui concerne la rentabilité, le groupe intervient surtout au niveau des coûts. Proximus s'est tout de même bien défendu au premier trimestre. Le chiffre d'affaires (CA) a à peine baissé en glissement annuel (-0,2%), à 1,44 milliard d'euros, conformément aux attentes. Le recul de CA essuyé par la division internationale BICS (-3,9%) a été en grande partie compensé par la hausse du CA en Belgique (+0,9%). Proximus a également répondu aux attentes en matière de rentabilité: le bénéfice d'exploitation (Ebitda) a progressé de 1,1%, à 454 millions d'euros. L'Ebitda sur son marché domestique s'est apprécié de 0,8%. Et sans tenir compte des effets de la réglementation relative au roaming et des tarifs d'interconnexion mobile, la croissance de l'Ebitda atteignait 4,3%. La division BICS a enregistré une hausse de l'Ebitda de plus de 5% grâce à l'acquisition de TeleSign. Proximus a achevé le premier trimestre sur un bénéfice net de 124 millions d'euros, soit une hausse de 4% par rapport à l'an dernier. Ce résultat est surtout imputable à la baisse du taux d'imposition. Si l'on analyse les résultats par activité, la croissance de la division Consumer (+1,5%) est digne d'être soulignée. C'est là une jolie performance de Proximus lorsqu'on sait que ses concurrents évoquent un environnement de marché très concurrentiel, qui ne laisse aucune marge à des augmentations des tarifs. Proximus mise, lui, pleinement sur les packages (dont Tuttimus). Le nombre d'utilisateurs qui achètent quatre services a augmenté de 44.000, à 404.000; soit une croissance du CA de 10%, à 234 millions d'euros. Le nombre d'abonnés à la télévision a progressé de 58.000 unités ou 3,9%. Proximus a ainsi porté sa part de marché à 36,9% (+0,7%). Le groupe souffre donc moins que Telenet de la nouvelle offre câblée d'Orange Belgium. Depuis l'arrivée de ce dernier sur le marché, Proximus a gagné 86.000 clients TV, tandis que Telenet en a perdu. La formule low budget que propose Proximus via sa filiale Scarlet n'y est naturellement pas étrangère. Mais les abonnés à l'Internet (+2,7%) et à la téléphonie mobile (+3,3%) de Proximus sont plus nombreux également. Le CA moyen par abonnement (PME incluses) a progressé de 1,3%, à 66,8 euros. Proximus pronostique pour cette année un CA stable (4,46 milliards d'euros en 2017) et une croissance modeste de l'Ebitda (1,82 milliard d'euros en 2017). Le dividende restera sûrement inchangé (1,5 euro) cette année et l'an prochain. La bonne nouvelle est que la valorisation de Proximus correspond à nouveau à la moyenne du secteur. La faible croissance du groupe est compensée par un rendement supérieur à la moyenne, ce qui constitue notre principal argument en faveur d'un investissement dans Proximus. Après la récente correction du titre, une acquisition est fondée. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 24,31 eurosTicker : PROX BBCode ISIN : BE0003810273Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 8,2 milliards EURC/B 2017 : 15,1C/B attendu 2018 : 13Perf. cours sur 12 mois : -9 %Perf. cours depuis le 01/01 : -10 %Rendement du dividende : 6,1 %