Ces dernières semaines, le départ du directeur du groupe Johnny Thijs a provoqué quelques turbulences. Cela dit, bpost est parvenu à apaiser ses actionnaires en publiant de très bons résultats. Les chiffres du 4etrimestre sont en effet excellents, grâce à la formule à succès appliquée par la direction depuis quelques années déjà. La perte de volumes sur le marché classique des services postaux a été compensée par des augmentations de prix, la croissance du service des paquets et de nouvelles mesures visant à améliorer la productivité. Cette formule fait ses preuves, et l'Etat belge, qui est toujours son actionnaire principal, désignera prochainement Koen Van Gerven au poste de nouveau CEO. Ce dernie...

Ces dernières semaines, le départ du directeur du groupe Johnny Thijs a provoqué quelques turbulences. Cela dit, bpost est parvenu à apaiser ses actionnaires en publiant de très bons résultats. Les chiffres du 4etrimestre sont en effet excellents, grâce à la formule à succès appliquée par la direction depuis quelques années déjà. La perte de volumes sur le marché classique des services postaux a été compensée par des augmentations de prix, la croissance du service des paquets et de nouvelles mesures visant à améliorer la productivité. Cette formule fait ses preuves, et l'Etat belge, qui est toujours son actionnaire principal, désignera prochainement Koen Van Gerven au poste de nouveau CEO. Ce dernier est actuellement membre du comité de direction de bpost et "premier lieutenant" de Johnny Thijs. Il devra assurer la continuité de la stratégie. Les actionnaires peuvent de leur côté s'estimer heureux du dividende perçu. Au dividende intérimaire précédent de 93 centimes par action s'ajouteront 20 centimes extraits du bénéfice réalisé au 4etrimestre de l'an dernier. Au total, ils recevront 1,13 EUR par action, ce qui porte le rendement de dividende à 7,3%. Bpost honore donc la promesse faite lors de son introduction en Bourse. Ces 20 centimes représentent 85% du bénéfice net de 47,5 millions EUR (calculé selon les normes comptables belges) du 4etrimestre. Le chiffre d'affaires (CA) est resté stable mais le bénéfice opérationnel sous-jacent a surpris agréablement : il a connu une augmentation de près de 20% sur ce 4etrimestre, notamment grâce à la croissance solide ultérieure du service des colis postaux et à des économies de coûts supplémentaires. Le repli des volumes de plus de 4% dans le trafic postal intérieur était attendu et ne s'est pas aggravé, grâce notamment à une augmentation légère mais encourageante des volumes de courriers publicitaires au cours des trois derniers mois de l'année dernière. Bpost a cependant déclaré qu'il était trop tôt pour évoquer un contexte de marché plus positif. Bpost ne peut donc certainement pas se reposer sur ses lauriers, d'autant que cette année, une procédure d'adjudication sera lancée pour un nouveau contrat de gestion avec les services publics portant sur la distribution du courrier en Belgique à partir de 2015. Ce contrat a une valeur de 300 millions EUR. Ce facteur représente un risque pour les revenus de bpost, mais même dans le pire des cas, son impact devrait rester limité. Dans l'intervalle, bpost continue de produire des cash-flows libres intéressants. Sur le cash-flow opérationnel sous-jacent découlant des activités opérationnelles, il reste en 2013, après investissements, un cash-flow libre sous-jacent de 249 millions EUR, ce qui permet au groupe de financer son dividende sans devoir contracter de dettes. Bpost a déjà un bilan solide, ce qui suppose qu'une nouvelle réduction de capital, même limitée, n'est pas exclue. Pour 2014, la direction prévoit un cash-flow identique, car les résultats opérationnels devraient pouvoir égaler ceux de 2013, même en considérant le programme d'investissements de 90 millions EUR. ConclusionThijs ou pas, le repli des volumes du courrier national peut être compensé à nouveau cette année par une croissance ultérieure du service des colis postaux et l'amélioration de la productivité consécutive notamment à la suppression de 800 équivalents temps plein. Les actionnaires peuvent donc continuer à espérer un rendement de dividende intéressant de plus de 7%. Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1B