Si le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé sensiblement (+26%), ses coûts ont également augmenté plus rapidement (+37%) parce que les activités absorbées sont moins rentables. En d'autres termes, bpost voit sa marge bénéficiaire moyenne s'éroder. Au niveau du bénéfice opérationnel, la marge s'est effritée de 25,5 à 20,2%. Le CA plus élevé, combiné à des marges plus étroites, s'est finalement traduit au premier trimestre par une augmentation timide du cash-flow opérationnel de 1%. bpost a confirmé ses prévisions pour l'année en cours d'un cash-flow opérationnel récurrent et d'un dividende au même niveau qu'en 2016, et a aussi maintenu l'objectif d'un cash-flow opérationnel d'au moins 620 millions d'euros d'ici 2020. Ce qui implique une croissance du bénéfice d'...

Si le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé sensiblement (+26%), ses coûts ont également augmenté plus rapidement (+37%) parce que les activités absorbées sont moins rentables. En d'autres termes, bpost voit sa marge bénéficiaire moyenne s'éroder. Au niveau du bénéfice opérationnel, la marge s'est effritée de 25,5 à 20,2%. Le CA plus élevé, combiné à des marges plus étroites, s'est finalement traduit au premier trimestre par une augmentation timide du cash-flow opérationnel de 1%. bpost a confirmé ses prévisions pour l'année en cours d'un cash-flow opérationnel récurrent et d'un dividende au même niveau qu'en 2016, et a aussi maintenu l'objectif d'un cash-flow opérationnel d'au moins 620 millions d'euros d'ici 2020. Ce qui implique une croissance du bénéfice d'environ 5% d'ici là.Ces acquisitions, notamment, doivent contribuer à la croissance du bénéfice. En rachetant Lagardère Retail, rebaptisé entretemps Ubiway (la société regroupe plusieurs chaînes de magasins, dont 224 Relay et Press Shop), bpost développe un réseau hybride pour la distribution de colis, avec outre la distribution postale ordinaire, un réseau de magasins qui peuvent servir de points d'enlèvement supplémentaires. Dans le cadre de cette stratégie, bpost a acquis également Dynagroup, une entreprise néerlandaise spécialisée dans les services pour les clients e-commerce, et peut s'ancrer plus solidement sur le marché en pleine expansion des colis.Inutile de dire que pour bpost également, la livraison de colis dans le pays et à l'international constitue le moyen le plus efficace de compenser la baisse structurelle du trafic postal ordinaire. Les volumes de colis nationaux continuent d'augmenter de plus de 10%, même si les prix moyens plus faibles ont écrémé la hausse du CA de 3%. bpost évolue sur ce plan en tout cas conformément au schéma prévu. Au premier trimestre, il a tiré de l'activité Colis 51 millions d'euros de cash-flow opérationnel supplémentaire. C'est la plus forte progression jamais enregistrée, mais plus de la moitié est attribuable à ses acquisitions.Le trafic postal classique s'est mieux comporté que prévu au premier trimestre. Le CA y a reflué de seulement 1,4%, ce qui est supérieur aux projections. Le premier trimestre comptait cependant deux journées de travail supplémentaires, de sorte que la baisse de volumes comparable ressort à 4,7%. Ce n'est pas mal non plus. Le repli est du reste mesuré car les envois publicitaires ont à nouveau le vent en poupe. Au premier trimestre, les entreprises ont envoyé par l'intermédiaire de la poste 2,7% de publicités supplémentaires à leurs prospects. Cela découle notamment de la reprise économique, mais force est de constater que le papier attire toujours plus l'attention du client que les supports électroniques.Dans la correspondance classique, on note une baisse des volumes de 7%. En début d'année, bpost a augmenté la plupart de ses tarifs de 1,5%, mais l'augmentation prévue du prix du timbre n'a pas été acceptée par le régulateur du secteur. Cela coûte à l'entreprise 20 millions d'euros sur une base annuelle, et presque autant de bénéfice. bpost a introduit un recours contre cette décision.bpost est toujours sur la bonne voie pour présenter un cash-flow opérationnel stable. Le groupe compense le repli structurel du trafic postal classique par des économies de coûts, la croissance de l'activité Colis et des acquisitions ciblées. Son bilan est très solide et sa valorisation demeure intéressante, à un cours/bénéfice de 13 et une valeur d'entreprise correspondant à 6 fois le cash-flow opérationnel. Cette action défensive à dividende est digne d'achat.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 4,4 milliards EURC/B 2016 : 14C/B attendu 2017 : 13 Perf. cours sur 12 mois : -12 %Perf. cours depuis le 01/01 : -2 %Rendement du dividende : 6 %