Il y a un an environ, la plus grande société de dragage au monde était la première valeur que nous intégrions en portefeuille sous le thème Consommation de la classe moyenne en plein essor des pays émergents. A posteriori, ce choix était judicieux. Désormais, la valeur ne figure plus en portefeuille car d'autres opportunités se sont présentées. Boskalis est en définitive une des neuf valeurs que nous avons revendues cette année avec plus de 20% de plus-value. Ses résultats semestriels démontrent cependant que nous aurions pu encore la conserver quelque peu. Le communiqué de presse évoque en effet à nouveau un chiffre d'affaires (CA) et un...

Il y a un an environ, la plus grande société de dragage au monde était la première valeur que nous intégrions en portefeuille sous le thème Consommation de la classe moyenne en plein essor des pays émergents. A posteriori, ce choix était judicieux. Désormais, la valeur ne figure plus en portefeuille car d'autres opportunités se sont présentées. Boskalis est en définitive une des neuf valeurs que nous avons revendues cette année avec plus de 20% de plus-value. Ses résultats semestriels démontrent cependant que nous aurions pu encore la conserver quelque peu. Le communiqué de presse évoque en effet à nouveau un chiffre d'affaires (CA) et un bénéfice record, une annonce généralement appréciée tant par les investisseurs que les analystes. Cela dit, ces derniers n'étaient pas totalement rassurés, à en croire le repli de cours de plus de 10% au cours des semaines qui ont précédé la nouvelle. Finalement, le CA s'est hissé de 1,28 à 1,54 milliard EUR, soit une hausse de 21%. Le résultat opérationnel (EBIT) s'est accru sensiblement, de 161,8 à 338,3 millions EUR, ou près de 110% et nettement au-delà des prévisions des analystes de 266 millions EUR. Ce qui explique aussi que l'action ait rebondi de 10%. Cette hausse nettement plus sensible de l'EBIT par rapport au CA signifie que l'érosion des marges, qui prévalait depuis quelques années, s'est interrompue, car la marge d'EBIT a progressé à 21,9% pour le 1er semestre de cette année, contre seulement 13,2% au même semestre de l'an dernier. C'est d'ailleurs pourquoi nous avions intégré l'action en portefeuille il y a un an. Le résultat net est passé de 123,3 à 253 millions EUR (largement supérieur au consensus) ou +105%. Dans cette optique, on peut espérer une augmentation du dividende après plusieurs années de dividende stable à 1,24 EUR. Qui plus est, le groupe a annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions propres. Conformément au businessplan pour la période 2014-2016, la société souhaite racheter 10 millions d'actions propres, soit plus de 8% du total en circulation. Cela, grâce à sa position financière à nouveau très solide. On ne s'étonnera pas que le groupe, vu l'excellent semestre, prévoie des résultats annuels supérieurs au record de l'an dernier. Au niveau des segments d'activités, la croissance du CA et du bénéfice de la division Offshore Energy est particulièrement notable, mais celle-ci est principalement attribuable au rachat de Dockwise (spécialisé dans le déplacement de plateformes offshore extrêmement lourdes). Ces dernières années, le groupe a fait le choix d'élargir les activités et donc de diversifier davantage ses revenus. Les reprises de Dockwise et de SMIT Internationale s'inscrivent dans ce cadre. L'activité de dragage représentait un peu moins de la moitié du CA du groupe au 1er semestre. La part d'Offshore Energy a considérablement augmenté, à près de 41% du CA du groupe.ConclusionNous sommes impressionnés par les chiffres et apprécions le programme de rachat d'actions propres. A 14 fois le bénéfice attendu et un rapport de 7,5 fois la valeur d'entreprise (EV) par rapport au cash-flow opérationnel (EBITDA), l'action n'est pas encore excessivement chère.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A