La prévision d'une hausse de 10% du bénéfice cette année, après une progression de 14% en 2016, n'est pas parvenue à donner un nouvel élan à l'action de D'Ieteren. Car sans la contribution complémentaire au bénéfice du groupe de sa division récemment acquise Moleskine, le bénéfice net courant (que D'Ieteren a rebaptisé " résultat ajusté ") resterait presque inchangé cette année en raison d'une légère baisse du bénéfice attendue dans la division Belron.
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La prévision d'une hausse de 10% du bénéfice cette année, après une progression de 14% en 2016, n'est pas parvenue à donner un nouvel élan à l'action de D'Ieteren. Car sans la contribution complémentaire au bénéfice du groupe de sa division récemment acquise Moleskine, le bénéfice net courant (que D'Ieteren a rebaptisé " résultat ajusté ") resterait presque inchangé cette année en raison d'une légère baisse du bénéfice attendue dans la division Belron. Les résultats 2016 sont plus que corrects. Le résultat ajusté a progressé de 12,1% sans la contribution de Moleskine au quatrième trimestre, ce qui a incité D'Ieteren à revoir à la hausse ses prévisions de bénéfice en février. Sa division Belron, surtout, s'est très bien comportée au dernier trimestre grâce au marché européen, où le bénéfice opérationnel comparable a progressé de plus de 7%, alors que ce marché était l'un des plus difficiles pour Belron ces dernières années. Au second semestre 2016, Belron a enregistré pour plus de 149 millions de moins-values, essentiellement sur le goodwill en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. De ce fait, le bénéfice net de l'an dernier s'était limité à 49,9 millions d'euros ou 0,91 euro par action. Si tout évolue positivement et qu'aucune autre dépréciation n'est nécessaire, 2017 devrait livrer un résultat ajusté de 4 euros par action.Cela peut étonner, vu le sprint de la fin de l'an dernier, mais la direction de D'Ieteren recevra cette année des bonus supérieurs vu la hausse des bénéfices. Cette année, Belron anticipe également une hausse du chiffre d'affaires grâce à l'augmentation de ses parts de marché sur un marché en baisse. Pour contrer cette tendance structurellement baissière de la réparation des vitrages automobiles, Belron se lance dans des services complémentaires, comme la réparation de la carrosserie ou la gestion de sinistres. L'autre division importante, D'Ieteren Auto, tient compte pour cette année d'un résultat ajusté légèrement supérieur, ce qui est appréciable vu la réforme en cours de la fiscalité des voitures de société. D'Ieteren espère cependant augmenter lui aussi ses parts de marché et maintenir son bénéfice, en hausse en 2016.Moleskine est donc désormais le troisième pilier du groupe. En 2016, son chiffre d'affaires s'est inscrit en hausse de 13% mais le résultat opérationnel a baissé légèrement du fait de l'érosion des marges. La division investit dans son propre réseau de magasins et dans l'e-commerce pour soutenir les ventes mais ces dépenses pèsent sur la rentabilité. Le rachat de Moleskine a porté la dette nette à 2,4 fois le cash-flow opérationnel. C'est plus que prévu, mais compte tenu de la production abondante de cash-flows, cette dette pourra être allégée rapidement, à moins que le groupe ne procède à d'autres acquisitions. L'action doit encore digérer l'ascension de début 2016, mais sa valorisation reste intéressante. Un rapport C/B d'un peu plus de 10 et une valeur d'entreprise correspondant à 7 fois le cash-flow opérationnel sont rares désormais chez des entreprises capables de présenter une hausse de leurs bénéfices. Digne d'achat. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euro (EUR)Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,4 milliards EURC/B 2016 : 11C/B attendu 2017 : 10Perf. cours sur 12 mois : +17 %Perf. cours depuis le 01/01 : +2 %Rendement du dividende : 2,3 %