Plus que jamais, investir dans D'Ieteren revient à investir dans Belron. Les 54,8% détenus par D'Ieteren dans le spécialiste du vitrage automobile l'ont aidé à limiter ses pertes. Le résultat ajusté du premier semestre est en baisse de plus de 40%, à 103,9 millions d'euros, en un an, mais le marché anticipait un plongeon plus marqué. Avec ses belles performances, Belron atténue l'incidence de la crise sanitaire et se positionnera certainement comme le fleuron du groupe et le moteur des bénéfices, ces prochaines années.
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Plus que jamais, investir dans D'Ieteren revient à investir dans Belron. Les 54,8% détenus par D'Ieteren dans le spécialiste du vitrage automobile l'ont aidé à limiter ses pertes. Le résultat ajusté du premier semestre est en baisse de plus de 40%, à 103,9 millions d'euros, en un an, mais le marché anticipait un plongeon plus marqué. Avec ses belles performances, Belron atténue l'incidence de la crise sanitaire et se positionnera certainement comme le fleuron du groupe et le moteur des bénéfices, ces prochaines années.Avec un chiffre d'affaires (CA) en recul de 12%, Belron n'a pas totalement été épargné par la crise, même si les marges bénéficiaires ont légèrement augmenté, si bien que le résultat ajusté a reculé de seulement 9%, à 93 millions d'euros - "un résultat fantastique", pour le CEO, Francis Deprez. Belron conjugue efficacité opérationnelle et augmentation des ventes de services à plus forte valeur ajoutée, tels que le recalibrage de pare-brise dotés de capteurs, et l'effet de levier sur le bénéfice est important. Selon le CEO, "même en avril, lorsque les volumes ont chuté de 60%, Belron était rentable. En juin, malgré un CA inférieur au niveau de 2019, Belron a affiché un bénéfice record. Juillet et août ont été meilleurs cette année qu'à l'exercice dernier. Belron revient au niveau de l'année passée, mais avec des coûts inférieurs, ce qui offre des perspectives positives pour le second semestre."Outre ses beaux bénéfices, Belron se distingue aussi par sa génération de trésorerie. Le cash-flow disponible a doublé au premier semestre, même si la réduction du fonds de roulement a joué. L'endettement net de Belron a été ramené à 3,3 fois le cash-flow opérationnel, ce qui permettra une hausse de son ratio d'endettement et un transfert des ressources au niveau du groupe, où 1,4 milliard d'euros sont prêts à être investis dans une nouvelle activité. D'Ieteren n'est pas pressé, "mais la crise crée des opportunités", a précisé Francis Deprez. "Des entreprises ayant une trésorerie faible pourraient très bien nous choisir comme partenaire."Le dernier investissement du groupe, Moleskine, racheté plus de 500 millions d'euros en 2016, ne porte toujours pas ses fruits; la crise sanitaire a mis en évidence sa vulnérabilité. Son CA a chuté de 42% et son résultat ajusté est passé dans le rouge (-16 millions d'euros). Il appartient à la nouvelle CEO, Daniela Riccardi, de remettre sur les rails le fabricant de carnets de notes.D'Ieteren Auto a aussi souffert de la crise. La baisse de 24% des ventes a écrémé le bénéfice ajusté de 56%, à 35,6 millions d'euros - des chiffres honorables au regard du recul de 30% qu'a éprouvé le marché automobile belge au premier semestre. D'Ieteren Auto a relevé sa part de marché à 23% grâce à la large gamme de SUV proposés. Les ventes ont augmenté cet été, mais il faudra encore attendre, pour voir le marché se redresser complètement. "La récession et le nombre limité de primes accordées aux voitures électriques ramènent les ventes à 450.000 voitures par an en Belgique, contre plus de 500.000 les années précédentes", a expliqué le CEO.Les belles performances de Belron ont été éclipsées par la crise sanitaire, qui a particulièrement touché D'Ieteren Auto et Moleskine. Lorsque la situation s'apaisera, Belron pourrait donner l'impulsion d'une nouvelle revalorisation de l'action. Pour l'instant, les incertitudes sont trop grandes pour que l'on s'enthousiasme. La direction n'ose pas encore avancer de chiffres précis pour 2020. Le conseil "conserver" est donc maintenu. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2BCours: 53,8 eurosTicker: DIE:BBCode ISIN: BE0974259880Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,9 milliards EURC/B 2019: 12C/B attendu 2020: 35Perf. cours sur 12 mois: +18%Perf. cours depuis le 01/01: -13%Rendement du dividende: 1,9%